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Sanctuaires de Lourdes

Sanctuaires de Lourdes

 

Les Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes constituent le plus grand centre de pèlerinage catholique français depuis que Bernadette Soubirous, a vu une Dame déclarant être l'Immaculée Conception, quatre ans après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX.

Les présumées apparitions de Lourdes commencèrent le 11 février 1858 dans la petite grotte de Massabielle, non loin du village, le long du gave de Pau et durèrent plusieurs mois. Au total, Bernadette vit dix-huit fois la Vierge. Après enquête, l'Église catholique a reconnu ces lieux le 18 janvier 1862.

Les sanctuaires comprennent la grotte, lieu des apparitions, la basilique de l'Immaculée-Conception, la basilique du Rosaire, les abords du gave, une esplanade, la basilique Saint-Pie X, une prairie, un accueil pour les malades, les fontaines, les piscines, l'église Sainte-Bernadette, un chemin de croix monumental et nombre de bâtiments de service. Les principaux éléments de cet ensemble de 52 hectares (et notamment les trois basiliques et l'Esplanade du Rosaire) sont situés sur la rive gauche du Gave de Pau qui fait une boucle au niveau du pont Saint-Michel, mais le domaine s'étend aussi largement sur la rive droite en aval de ce pont

Origines

Article détaillé : Apparitions de Lourdes.

Les Sanctuaires ont été édifiés après les apparitions de l'Immaculée Conception à Bernadette Soubirous en 1858, à la suite de la proclamation de leur caractère « surnaturel et divin » par Mgr Laurence. Les autorités religieuses ont eu à cœur de réaliser un vœu de la vierge, soit édifier une chapelle. L'abbé Peyramale est chargé de l'organisation de cette entreprise, ainsi que des pèlerinages, soit de l'administration du site, acquis quatre mois plus tôt par l'évêque. L'abbé fait aménager les abords de la grotte de Massabielle, et il peut donner libre cours à son instinct de bâtisseur en lançant la construction de la chapelle, qui prendra pied au-dessus de la grotte. Ce sera la Basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes. Le 4 août 1864, la première procession se rend de son église paroissiale à la grotte, où Mgr Laurence bénit la statue de la Vierge.

Administration

Débordé, l'abbé Peyramale réclame quelques vicaires de plus à l'évêque, pour le seconder. Ils lui sont refusés. En mai 1866, Mgr Laurence préfère envoyer à Lourdes le père Sempé et trois autres missionnaires diocésains de Garaison2. Ils sont là, semble-t-il, pour aider l'abbé Peyramale dans sa tâche. Celui-ci tombe malade. Lorsqu'il se rétablit (peut-être en 1867), il découvre que le contrôle sur l'administration du sanctuaire a été transféré de la paroisse au diocèse. Ce sont les missionnaires diocésains, les pères de Garaison, qui ont désormais la charge du domaine de la grotte. Depuis, les Sanctuaires sont rattachés au Diocèse de Tarbes. Ils ont cependant une certaine indépendance de par le recteur. L'actuel recteur des Sanctuaires de Lourdes est le Père André Cabes, depuis le 2 octobre 2015.

Infrastructures

Disposition générale des lieux

Depuis la reconnaissance par l'Église des apparitions de l'Immaculée Conception, la grotte et son domaine furent achetés par le diocèse de Tarbes. À partir de là, le domaine fut aménagé pour accueillir les millions de fidèles annuels.

Domaine privé, on y pénètre par sept portes ouvertes vers tous les points cardinaux : Portes du Docteur Soubarie, Saint-Michel, Saint-Joseph, de la Crypte, des Lacets, de la Forêt, de la Prairie ; les portes les plus pratiquées sont celle de Saint-Michel menant à l'allée des processions, et celle de Saint-Joseph, toutes deux ouvertes vers le centre de la ville de Lourdes. Ce domaine est principalement situé sur la rive gauche du Gave de Pau, sur la rive opposée au noyau initial de la ville. Il comprend trois parties : la partie centrale comprend la grotte de Massabielle et les trois basiliques et diverses annexes ; vers le sud, séparée de la précédente par l'avenue Mgr Théas et la Route de la Forêt, la colline des Espélugues où se situe le Chemin de Croix monumental ainsi que la maison des chapelains ; la troisième est située au nord, sur la rive droite du Gave en aval de la cité : trois passerelles pour piétons permettent de franchir le Gave pour s'y rendre : la passerelle des piscines, celle des arcades et celle de l'esplanade. Dans cette partie, desservie depuis la ville par la porte du Docteur Soubarie, se situent notamment l'accueil Notre-Dame, l'église Sainte-Bernadette et la vaste prairie qui peut être utilisée lors de grandes occasions avec affluence exceptionnelle, par exemple, pour des messes en plein air.

 

La perspective des sanctuaires et au premier plan le Calvaire des Bretons. Au fond à droite, la colline des Espélugues

Le domaine des sanctuaires s'organise autour d'un axe central constitué par la double allée menant de la porte Saint Michel à l'esplanade du Rosaire et par laquelle cheminent quotidiennement les processions et notamment la procession aux flambeaux nocturne. Les basiliques de l'Immaculée-Conception et Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes ferment cette perspective.

La porte Saint-Michel tient son nom de l'archange Saint Michel dont la statue est toute proche sur la droite. Elle s'ouvre au débouché du pont Saint Michel ; ce dernier a été construit pour permettre l'arrivée des processions venant de l'église paroissiale par le Boulevard de la Grotte. Elle est encadrée des statues des archanges Raphaël (à droite) et Gabriel (à gauche) et conduit directement à une sorte de rond-point herbu occupé en son centre par le « Calvaire des Bretons ».

Ce calvaire, haut de 12 mètres, œuvre du sculpteur Yves Hernot de Lannion a été mis en place en 1900. Le Christ en mesure 2 mètres, et les statues de la Vierge, Saint Jean, Sainte Marie-Madeleine et Saint Longin ont une hauteur de 1,80 m. C'est un don des diocèses de Quimper, Saint-Brieuc, Vannes et Rennes.

Enterrée sur la gauche des allées, se situe la basilique souterraine Saint-Pie X accessible par plusieurs rampes et escaliers. Sur la droite se trouvent les bâtiments de l'Accueil Jean-Paul II et de la Chapelle de la Réconciliation. De part et d'autre des allées se trouvent également une statue de Sainte Bernadette et une de Sainte Thérèse de Lisieux, les deux grandes saintes françaises du XIXe siècle à l'origine des deux plus importants pèlerinages de France.

Au débouché de la double allée se trouve l'Esplanade du Rosaire constituant le vaste parvis de la basilique inférieure, 130 mètres de long sur 85 de large, encadré par les rampes d'accès à la crypte et à la basilique supérieure. Cette grande place peut accueillir 40.000 personnes. Elle est dominée par la statue de la Vierge sur son piédestal, statue couronnée le 3 juillet 1876 et tournée vers les basiliques. Cette statue de bronze, haute de 2,5 m et réalisée par la maison Raffl est un don resté anonyme aux sanctuaires.

La porte Saint-Joseph donne l'accès le plus direct à l'Esplanade du Rosaire depuis la ville, par le Pont Vieux, l'avenue Bernadette Soubirous et la Place Mgr Laurence . Près de cette porte se situent différents bâtiments de service, accueil des pèlerins, centre d'information, librairie et boutique, etc.

Lieux de Culte

 

1 La Grotte de Massabielle ; 2 La Basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes ; 3 la Basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes ; 4 la Basilique Saint-Pie X ; 5 l'église Sainte-Bernadette ; 6 Accueil Notre-Dame ; 7 Accueil Marie St-Frai ; 8 Village des Jeunes

Basilique de l'Immaculée Conception

La première basilique construite fut celle de l'Immaculée Conception. À l'origine, elle a été construite pour être la chapelle demandée par la Sainte Vierge par l'intermédiaire de Bernadette Soubirous. Établie au-dessus d'une crypte, elle surplombe la grotte de Massabielle et son rocher d'où partent ses fondations. La construction de l'édifice dura de 1866 à 1871 sur les plans d'Hippolyte Durand. La consécration eut lieu en 1876. Sa capacité est de 700 personnes environ.

Article détaillé : Basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes.

Basilique du Rosaire

À cause de l'affluence des pèlerinages, la Basilique de l'Immaculée Conception ne suffit pas à contenir tout le monde, avant même l’achèvement de son édification. On entreprit alors la construction d'une autre église à partir des années 1880. Ce sera celle de Notre-Dame du Rosaire, à partir de 1883. Achevée en 1889 et consacrée en 1901, la basilique peut contenir 1500 fidèles dans un plan romano-byzantin original. Elle est située en contrebas de la basilique de l'Immaculée Conception, à l'est de la Grotte de Massabielle.

Article détaillé : Basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes.

Basilique Saint-Pie-X

C'est encore une fois par nécessité qu'un nouveau lieu de culte vit le jour aux Sanctuaires de Lourdes dans les années 1950. Il s’agissait là de voir en grand. Tout fut mis en œuvre pour préserver l'unité architecturale de l'ensemble entourant la grotte. L’édifice est donc souterrain. Il s'agit de la Basilique Saint-Pie X, construite entre 1956 et 1958, pour le centenaire des apparitions. Dans un style moderne, la basilique peut rappeler une cale de navire renversée. Ses proportions sont impressionnantes (nef de 191 m de long pour 61 m de large), ce qui en fait la plus grande crypte au monde.

Article détaillé : Basilique Saint-Pie X.

Église Sainte-Bernadette

Dernier lieu de culte construit dans l'enceinte des Sanctuaires (inauguré en 1988), l’église Sainte-Bernadette se trouve face à la Grotte de Massabielle sur la rive droite du Gave de Pau. Cette église moderne, dotée de cloisons amovibles pour s'adapter à diverses fonctions, a été bâtie à l'emplacement où se trouvait Bernadette Soubirous à l'occasion de la dernière apparition le 16 juillet 18587. C'est le lieu habituel de la réunion de tous les évêques de France.

Article détaillé : Église Sainte-Bernadette de Lourdes.

Hébergements

Malades

 

L'Accueil Notre-Dame (au premier plan, la rampe de la passerelle qui mène à l'esplanade)

Depuis 1874, l'Accueil Marie Saint-Frai (du nom de la religieuse fondatrice de la congrégation des Filles de Notre Dame des Douleurs) ouvre ses portes aux personnes âgées, malades ou handicapées venues dans le cadre d'un pèlerinage diocésain. Il s'agit d'un organisme externe aux sanctuaires, mais qui travaille en étroite collaboration. Sa capacité est de 400 personnes. Situé dans l'enceinte des sanctuaires et à quelques pas de l'église Sainte Bernadette (sur la rive droite du Gave de Pau), l'Accueil Notre-Dame a ouvert ses portes le 7 avril 1997. Près de trois fois plus important que St-Frai, il joue le même rôle.

Hospitaliers

Bien souvent, les hospitaliers se débrouillent pour se loger à Lourdes. Ils choisissent généralement des hôtels, très nombreux dans la cité mariale. Cependant à l’entrée des sanctuaires du côté de la porte Saint-Michel, l'accueil (du même nom) propose ses services aux hospitaliers. Il est trop petit pour contenir tout le monde et est régulièrement plein. L'Ave Maria occupe le même rôle pour les femmes. Pour les plus jeunes (aides-hospitaliers mineurs…) et scouts/guides, le village des jeunes (en hauteur sur le mont Béout) offre une capacité de 350 personnes en chambres et dortoirs, et de 2000 personnes en campement.

Pèlerinages

Les premiers pèlerinages ont eu lieu dès 1858. En effet, Bernadette a rapidement été accompagnée par des centaines, voire des milliers de pèlerins.

Variété des pèlerinages vers Lourdes

Chaque année, de février à octobre, les sanctuaires accueillent des pèlerins venant de toute l'Europe ou même de plus loin. Les pèlerinages les plus connus et les plus importants en nombre de participants sont :

  • Pèlerinage national français (le 15 août, fête de l'Assomption, à l'initiative des religieux de l'Assomption) ;

  • Pèlerinage du Rosaire (le 7 octobre, fête du Rosaire, à l'initiative des Dominicains) ;

  • Pèlerinage militaire international ;

  • Pèlerinage « Foi et lumière » (handicapés mentaux, à l'initiative de l'association du même nom) ;

  • Pèlerinage des malades de Paris et d'Île-de-France, avec l'ABIIF ;

  • Pèlerinage de l'ordre de Malte ;

  • Le Fraternel tous les deux ans

Mais en très grande majorité des pèlerinages sont organisés au départ de chaque diocèse : les pèlerinages diocésains amènent des pèlerins de toute l'Europe.

Historique

 

Pèlerinage en groupe. Photo (entre 1897 et 1922) par Eugène Cattin dont Marie, sa fille, était membre. Il est probable que les dames en blanc étaient infirmières.

La ville de Lourdes fut métamorphosée par les pèlerinages, sources importantes de revenus touristiques. À vrai dire, au XIXe siècle, la déviation passant par Lourdes de la ligne de chemin de fer Tarbes - Pau n'était pas envisagée, jusqu'aux Apparitions. Ces dernières contribuèrent à obtenir le soutien de l'État, notamment celui d'Achille Fould, tandis que la nécessité de pierre à ballast était définitive. Sainte Vierge sauva cette petite commune avec l'inauguration de la gare de Lourdes en 1866 qui fonctionne toujours en faveur de pèlerins. Le transport de masse ouvrit d'ailleurs la porte au pèlerinage en groupe. Ainsi, la gare accueillit le premier train de pèlerinage, déjà dans cette année. Selon le livre de chant publié en 1875, les sanctuaires connaissaient le premier pèlerinage belge ainsi que le premier pèlerinage parisien (il s'agissait du paroisse Saint-Sulpice) avant cette publication.

La gare de Lourdes possède une particularité ; celle-ci se caractérise de plusieurs quais supplémentaires, afin d'accueillir de nombreux trains de pèlerinage. Surtout, un grand nombre de trains italiens circulent sur le terrain de France jusqu'à cette ville mariale, car le train demeure le moyen le plus adapté au transport des maladies vers Lourdes. C'est pourquoi les trains de pèlerins italiens sont habituels à la gare de Lourdes entre Pâques et Toussaint.

Puis, un aéroport géré en commun avec la ville de Tarbes dessert la région. À partir du 27 avril 2017, la compagnie à bas coût Ryanair reliera directement cet aéroport à Rome. Les pèlerins profiteront désormais de cette nouvelle ligne pour leur double pèlerinage, en économisant beaucoup de temps ainsi que le prix de billet. Par ailleurs, surtout pour les pèlerins étrangers, l'aéroport Toulouse-Blagnac est considéré comme aéroport favorable afin d'accéder aux Sanctuaires de Lourdes. En effet, la concurrence entre de nombreuses compagnies aériennes y est tellement forte que le prix de billet reste assez bas, en comparaison de celui de Tarbes, quand bien même les voyageurs auraient besoin de transports supplémentairesentres Blagnac et Lourdes.

Avec plus de 160 hôtels, Lourdes est la deuxième ville hôtelière de France (Paris étant la première), devant Nice.

En 2016, Lourdes accueille pour la première fois une rencontre nationale de personnes handicapées. Ce rassemblement permet d’intégrer davantage les personnes porteuses d’un handicap dans la communauté catholique.

Pèlerinages des papes

 

Le pape Jean-Paul II à la grotte, en 1983.

  • Jean-Paul II est venu une première fois en pèlerinage à Lourdes les 15 et 16 août 1983, pour son 19e voyage pastoral. Il est revenu une seconde fois les 14 et 15 août 2004, lors de son 104e et dernier voyage pastoral, à l'occasion du 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, malgré un état de santé très fragile.

  • Benoît XVI arrive en pèlerinage à Lourdes le 13 septembre 2008, après être allé à Paris. Il parcourt les premières étapes du Chemin du Jubilé, se recueillant notamment devant la Grotte de Massabielle, avant de conclure dans la soirée la procession mariale. Le lendemain, il célèbre sur la prairie des Sanctuaires une messe à laquelle assistent près de 170 000 personnes, et prononce un discours devant les Évêques de France avant de conclure la procession eucharistique. Le lundi 15 septembre au matin, il achève le Chemin du Jubilé en se rendant à la chapelle de l'hôpital avant de célébrer une messe à l'intention des malades sur l'Esplanade du Rosaire.

Eau de Lourdes

Bernadette Soubirous a déclaré que la Dame lui a dit : «Venez boire à la fontaine et vous y laver». Depuis, les pèlerins boivent cette eau aux multiples fontaines, s'y baignent aux piscines ou peuvent parcourir le chemin de l'eau.

Eau de Lourdes

 

Récipients destinés à recueillir l'eau de la Grotte.

Les guérisons miraculeuses reconnues par l'Église catholique

Article détaillé : Guérisons de Lourdes.

De très nombreuses personnes affirment avoir été guéries à Lourdes. En 1884, l'Église catholique a mis en place une structure, appelée « Bureau des constatations médicales », pour examiner les déclarations. Le processus d'authentification passe par trois étapes :

  • Examen par le Bureau médical de Lourdes ;

  • Transfert au Bureau médical international, un comité de médecins ;

  • Investigation et interprétation par l'évêque du diocèse d'origine de la personne guérie, le sens à donner à la guérison est alors le guide principal de l'évêque concerné : il doit s'agir d'un « signe de Dieu » et non d'une simple guérison.

En 2013, 69 guérisons ont reçu le statut de « guérison miraculeuse » après un processus qui peut s'étaler sur plusieurs années.

Avis de l'Église catholique romaine

Monseigneur Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes et Lourdes, a résumé le 17 mars 2003 l'avis de sa hiérarchie :

« L’attitude actuelle des médecins est très respectueuse du magistère de l’Église. Comme chrétiens, ils savent que le miracle est un signe d’ordre spirituel. Ils ne veulent pas s’en faire les juges. De plus, pour un esprit moderne, il est difficile de dire, à propos de quelque réalité que ce soit, qu’elle est inexplicable. On peut seulement dire que, jusqu’ici, elle est inexpliquée. »

 

Le Jubilé de la Miséricorde (2016) a comme conséquence l'ouverture de la Porte de la Miséricorde au Sanctuaire de Lourdes.

La Porte de la Miséricorde des Sanctuaires de Lourdes

Comme plusieurs autres sites religieux à travers le monde, le Sanctuaire de Lourdes possède une Porte de la Miséricorde, une porte qui, en marge des Portes Saintes ouvertes tous les 25 ans ou selon les exceptions fixées par le Pape lors du déroulement des Années Saintes ou Jubilés, fut établie au Sanctuaire de Lourdes suite au désir du Pape François de voir l'actuel Jubilé de la Miséricorde se répandre partout dans le monde.

En somme cette Porte comme toutes les autres Portes de la Miséricorde, seconde les Portes Saintes quant à leurs rôles dans le présent Jubilé de la Miséricorde proclamé par le Pape François qui eut lieu du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016. Quant au jubilé de Lourdes, la clôture de la Porte Sainte fut effectuée une semaine plus tôt, le 13 novembre.

À Lourdes, le jubilé est donc normalement célébré avec la cohérence de celui de Rome, y compris tous les 25 ans de célébrations (tels 1975, 2000). Au regard du jubilé particulier, ainsi, les Sanctuaires avaient obtenu l'autorisation du Saint-Père, en faveur du 150e anniversaire de l'apparition de Vierge Marie, en 2008

Sanctuaires et musique sacrée

Musicalité au sein des sanctuaires de Lourdes

Les célébrations de Lourdes se caractérisent de leur richesse de musicalité. La qualité des célébrations auprès des sanctuaires est assurée notamment par le maître de chapelle, l'organiste ainsi que le chantre.

Ave Maria de Lourdes

La publication des chants par le maître de chapelle demeure toujours importante. Le célèbre cantique Ave Maria de Lourdes (plus précisément, une hymne issue du texte non biblique) était déjà chanté en octobre 1872, lors de la Grande Manifestation, et publié en 1875 par le maître Dargein

solo

La terre à Marie disait « le salut ; »

La

Vierge « bénie » Soudain apparut.

refrain

Ave,

Ave, Ave Maria ;

Ave, Ave, Ave Maria.

solo

Une enfante candide ...

Le livre de chant précisait que la mélodie était déjà connue et populaire. Le texte était différent de celui de nos jours tandis que l'œuvre comptait 27 strophes qui suggèrent un usage en faveur de la procession.

« Allez dire aux prêtres que l'on bâtisse ici une chapelle et que l'on vienne en procession »

— 13e apparition, le mardi 2 mars 1858

Le texte actuel (13 strophes) fut composé par Maurice Le Bas († 1973) alors que le maître de chapelle Lesbordes réalisa son harmonisation

Maître de chapelle

Le maître de chapelle est, auprès des Sanctuaires de Lourdes, le responsable de la musique liturgique. La première arrivée de maître remonte en 1866 et six musiciens religieux se succédèrent jusqu'ici :

  1. Adolphe Dargein (1846 - † 1885) : 1866 - 1882 [lire en ligne : Adolphe Dargein, Les Échos de Massabieille, recueil de cantiques populaires à Notre-Dame de Lourdes (1875) ]

  2. Joseph Antzenberger (1839 - † 1901)28 : 1884 - 1901

  3. Noël Darros (1876 - † 1954)29 : 1899 - 1954

  4. Alexandre Lesbordes (1912 -† 1969)30 : 1954 - 1969

  5. Paul Décha (1928 - † 1996)31 : 1969 - 1994

  6. Jean-Paul Lécot (1947 - )32,33 : 1994 - [écouter en ligne : Jean-Paul Lécot, Christ hier, Christ aujoud'hui en faveur du Grand jubilé de l'an 2000 

Le maître Lécot est également chargé d'être organiste titulaire. Auparavant, en 1969, il avait été nommé organiste adjoint. Celui-ci fut nomme, par le pape Jean-Paul II, membre de l'Académie pontificale des beaux-arts et des lettres des virtuoses au Panthéon33. Il fut également le directeur artistique du Festival international de musique sacrée de Lourdes (voir ci-dessous). Non seulement il conserve les chants populaires de Lourdes tels ses prédécesseurs mais également arrange les motets de la musique classique (par exemple, ceux de Michel-Richard Delalande, de Marc-Antoine Charpentier, d'André Campra) de sorte que les célébrations des sanctuaires soient plus enrichies.

 

 

Orgue d'Aristide Cavaillé-Coll (1897) dans la basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes. Plusieurs modifications et restaurations furent effectuées en 1955 (Puget), en 1971 (Organería Española) ainsi que de 2002 à 2005 (Pesce)

Organiste

Les sanctuaires possèdent une tradition particulière. À savoir, avant d'être directeur ou compositeur, le maître de chapelle de Lourdes demeure surtout le meilleur organiste. C'est la raison pour laquelle les orgues y étaient et sont modifiés et améliorés, sans arrêt, afin d'adapter idéalement à la liturgie, au lieu de l'instrument pour la musique romantique, auparavant.

  1. Joseph Antzenberger : ? - 1899

  2. Noël Darros : 1899 - 1954 (élève de Louis Vierne, d'Alexandre Guilmant, de Charles-Marie Widor et d'Eugène Gigout à Paris, de Capocci à Rome).

  3. Alexandre Lesbordes : 1954 - 1969 (ancien étudiant de l'Institut pontifical de musique sacrée)go 3 [écouter en ligne : Alexandre Lesbordes, Halleluja, VIh [archive]]

  4. Paul Décha : 1969 - 1994

  5. Jean-Paul Lécot : 1994 - [écouter en ligne : Marc-Antoine Charpentier (1643 - 1704), Ouverture de David et Jonathas, H490

La réception de l'instrument le plus important eut lieu le 20 mai 1897, par les membres d'une commission comosée de personnes éminentes en grande pompe : professeur de l'organiste Charles-Marie Widor, élève de Franz Liszt Francis Planté, ainsi qu'Edouard Cramaussel. Toutefois, en raison de son âge avancé, le constructeur Aristide Cavaillé-Coll ne put pas assister à la célébration.

Joseph Antzenberger quitta sa fonction en 1899, avant son décès, en conservant son rôle en tant que maître de chapelle.

Par ailleurs, cette double fonction, maître de chapelle et organiste, favorise leur répertoire enrichi. Ainsi, le 11 février 2017 en fête des Apparitions, hymne Ave Maris Stella des Vespro della Beata Vergine (1610), fut exécutée lors de l'offertoire en version orgue. Ce morceau était aisément adapté à cette fête locale. D'ailleurs, le chant original en grégorien fut, ce jour-là, également chanté lors des vêpres par des religieux ainsi qu'un peu de fidèles. Les sanctuaires sont, à savoir, un carrefour de la musique liturgique.

Certes, l'événement des l'Apparitions ne donne aucune raison pour laquelle l'usage d'orgue demeure très important à Lourdes. Or, on trouve cette importance dans le dit cérémonial de Clément VIII (1600) à partir duquel l'utilisation d'orgue était considérablement augmentée dans les célébrations de l'Église. En effet, une fois que le chant grégorien avait entièrement transformé le rite romain en musique, y compris la lecture de la Bible, les trois niveaux d'exécutants furent établis selon leur connaissance de la musique : I. soliste, II. schola et III. célébrants et fidèles. Le cérémonial autorisait l'exécution de la schola et l'orgue en alternance (niveau II). Faute de schola permanente, notamment en hiver, les sanctuaires ont donc besoin de l'orgue de sorte que la célébration soit solennelle en faveur des pèlerins.

Chantre

À Lourdes, le chantre est chargé non seulement de diriger la célébration mais également de chanter en tant que soliste. Notamment, lors des pèlerinages internationaux, il lui faut exécuter le chant en solo et en plusieurs langues officielles : latin, français, italien, espagnol, anglais, allemand et néerlandais. Bien entendu, il doit également avoir une sûre connaissance de la liturgie ainsi que du chant traditionnel en latin.

Cette fonction est réservée à Frédéric Dupuy depuis 2015. Étant donné que les célébrations sont si nombreuses que le deuxième chantre titulaire Stéphane Nabias ainsi que les sœurs présentant à Lourde assurent également la liturgie.

Les sanctuaires ne possèdent pas de schola (chœur) pendant l'hiver. Donc, tous les fidèles et pèlerins y sont invités à exécuter les chants liturgiques. D'ailleurs, c'est une autre raison pour laquelle le maître de chapelle fonctionne normalement en tant qu'organiste lors des célébrations.

Il est évident que le chantre et le maître de chapelle de Lourdes étudient effectivement leur répertoire. Ainsi, durant deux semaines de Noël 2016, une version du Kyrie eleison, Christe eleison fut exécutée à la base de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (H. 9). À vrai dire, le compositeur au XVIIe siècle avait écrit cette œuvre pour 4 voix (à savoir en polyphonie) et les instruments selon des mélodies populaires françaises de Noël, telle l'hymne Ave Maria de Lourdes. Donc, ils avaient très raisonnablement choisi leur morceau en faveur des célébrations, parfaitement adapté au niveau de connaissance musicale des fidèles.

Schola

Entre les mois d'avril et d'octobre, les pèlerins sont si nombreux que les sanctuaires mobilisent sa propre schola, en faveur des célébrations importantes dans la basilique Saint-Pie X. Dans ce cas, le maître de chapelle demeure organiste tandis que le chantre ou son adjoint est chargé de diriger le chœur. Ce dernier se compose des membres permanents ainsi que des pèlerins qui sont capables de chanter correctement le répertoire des sanctuaires. C'est la raison pour laquelle la participation à la répétition y est obligatoire. De plus, les pèlerins assurent une bonne exécution des chants en langues officielles.

Son répertoire se construit essentiellement du chant grégorien ainsi que des pièces courtes et belles écrites par les maîtres de chapelle, sans prolonger la durée de célébration, à savoir sans fatiguer les malades, pèlerins principaux des sanctuaires en été. Cette durée limitée respecte et satisfait aisément un critère chargé aux compositeurs par le pape saint Pie X, présenté dans son motu proprio Inter pastoralis officii sollicitudes (1903) : il faut respecter la durée traditionnelle du chant grégorien (chapitre VII, durée de la musique liturgique).

Il faut que, tout comme le chantre, la schola exécute ses chants en sept langues, en latin et en six langues officielles. Bien entendu, les langages utilisés sont choisis selon les origines des pèlerins. D'ailleurs, en faveur de la procession, les compositeurs préparaient de nombreux versets en six langues, avec lesquels le chantre peut adapter à la procession, quelle que soit la durée. Cette dernière caractéristique se trouve, déjà, dans la première version de l'Ave Maria de Lourdes avec 27 strophes, publiée en 1875. La musique pour la procession y demeure toujours importante.

Chant grégorien

Certes, les sanctuaires célèbrent la messe en forme extraordinaire le dimanche. Toutefois, il ne s'agissait autre que d'une messe latine récitée. Celle-ci est actuellement renforcée par une célébration en grégorien.

En effet, à la suite de la nomination de Don Jean-Xavier Salefran, chargé par l'évêque Nicolas Brouwet en tant que chapelain en faveur de la coordination de la liturgie en 2015, la communauté Saint-Martin s'installa dans les Sanctuaires à Lourdes. Fondée par un ancien moine de l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault Jean-François Guérin, cette communauté possède une profonde connaissance du chant grégorien. En conséquence, une messe en grégorien est actuellement célébrée le samedi matin, à 10 heures, comme célébration officielle des Sanctuaires. Au regardes des offices, les laudes et vêpres y sont parfois tenues en tant que célébrations de communauté. La pratique du chant grégorien fut effectivement installée dans la ville mariale.

À Lourdes, lors de la célébration de gravité, la liturgie à la base de la forme extraordinaire (en grégorien) est également respectée, étant donné que « L'Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine (Sacrosanctum Concilium, article 116) ». Ainsi, la messe solennelle de l'Immaculée Conception eut été exécutée en grégorien, le 8 décembre 2016. Dans ce cas, le latin demeure principal alors que plusieurs langues vulgaires sont utilisées, en raison de fidèles internationaux. « Comme les réunions entre fidèles de divers nations deviennent de plus en plus fréquentes, il est bon que les fidèles sachent chanter ensemble, en latin...  ». En conséquence, les Kyrie, Sanctus et Agnus Dei dans le graduel grégorien sont fréquemment chantés à Lourdes alors que les Gloria et Credo demeurent encore en langues vulgaires en raison de leurs textes longs.

Sanctuaires et Festival international de Musique

Ce paragraphe fut achevé grâce à plusieurs témoins ainsi qu'à une immense précision d'histoire dans le programme 2017 du festival.

Naissance

Les sanctuaires donnèrent naissance à un festival musical. Il s'agit du Festival International de Musique, créé en 1968 par Kurt Redel, flûtiste allemand, ainsi que son ami Georges Loustalot. Le premier concert, en tant que Festival de Pâques - Musique et art sacré, eut lieu à la basilique du Rosaire. Cependant, à la suite de la retraite de Kurt Redel, le festival risquait de disparaître.

Création d'une association

C'était le sénateur-maire de Lourdes François Abadie qui voulait garder et évoluer cet événement pascal. En collaboration avec Jean-Paul Lécot, future maître de chapelle des sanctuaires, ainsi que Maurice Abad, maître Loïc Berranger, Michel Iratçabal, tout grands amateurs de musique, une association adaptée à cette optique fut créée en 1987. L'événement devint dorénavant Festival international de musique sacrée de Lourdes. Jean-Paul Lécot fut nomme directeur artistique du festival et restait en fonction jusqu'en 2009. À cette époque-là, le festival était considéré comme un garant de la qualité et un rendez-vous incontournable.

Désormais, les concerts sont tenus dans les sanctuaires et alentour, telle l'ancienne abbaye de Saint-Savin.

Pendant 22 ans sous la direction de Lécot, le festival accueillit 72 orchestres, 43 chœurs européens, 77 grands chefs et quasiment 300 solistes. Notamment, l'événement pascal eut l'honneur de répartir la célébration musicale des Trois petites liturgies de la présence divine avec Olivier Messiaen, compositeur de l'œuvre.

Soutiens des animateurs bénévoles

Avec ce vaste répertoire, exploitant non seulement les chefs-oeuvre monumentaux dans ce domaine mais également des pièces pieuses injustement oubliées, le festival continua à obtenir ses spectateurs fidèles. En dépit de ce succès, il traversait, en fait, parfois dans le désert, faute de financement stable. S'il peut compter 50 ans d'histoire, c'est grâce à l'existence des artistes bénévoles qui connaissent effectivement le sujet du festival.

L'événement à Lourdes se distingue en effet d'autres festivals. Toujours lié aux sanctuaires, il respecte continuellement le caractère de la musique sacrée. Francis Sylvestre, ancien président du festival, l'explique en mentionnant la caractèristique théologique du chant grégorien dans lequel le texte sacre, à savoir la Bible, est considéré le premier. La musique, secondaire, sert en faveur de l'interprétation du texte, en tant qu'humble servante des Paroles de Dieu. C'est-à-dire, la musique liturgique n'est autre que les texte et prière chantés ou interprétés par les instruments (voir aussi le motu proprio Inter pastoralis officii sollicitudes du pape saint Pie X (1903, article I)).

Dans cette optique spirituelle, Louis Castelain, musicologue auprès du Centre de musique baroque de Versailles, sauvegardait toujours Francis Boule, successeur de Francis Sylvestre, durant une période très difficile. Il s'agissait également des membres de l'orchestre national du Capitole de Toulouse duquel le chef est Tugan Sokhiev, de Jordi Savall et son ensemble Hespèrion XXI, de l'Arpeggiata dirigé par Christina Pluhar. Il ne faut pas oublier de précieux conseils de Georges Prêtre, grand chef d'orchestre.

En qualité de fidèles, ces musiciens manifestaient, avec foi et enthousiasme, leur soutien et n'hésitaient pas à se déplacer vers Lourdes, haut lieu choisi par Kurt Redel. Cela encourageait vivement l'équipe du festival.

50e anniversaire

En collaboration avec la ville de Lourdes, les sanctuaires restent encore uns de souteneurs les plus importants du festival. En respectant l'intention des créateurs, le festival est toujours tenu à Pâques, la fête la plus importante des chrétiens.

En avril 2017, le festival célébra son 50e anniversaire sous le directeur artistique Fayçal Karoui tandis que le premier concert fut exécuté à la basilique du Rosaire le vendredi 7 tout comme d'habitude. Il est vrai que cet événement demeure toujours en faveur des sanctuaires. En effet, le président du festival, Gérard Altuzarra, conclut dans le programme 2017 : « ... mais c'est une belle misson pour le Sanctuaire d'être aussi le lieu de tels moments d'inexprimable beauté. ».

Au cinéma

  • Bernadette Soubirous et les Apparitions de Lourdes, 1909 de Honoré Le Sablais

  • La vie merveilleuse de Bernadette, 1929 de Georges Pallu

  • Le Chant de Bernadette, 1943 de Henry King

  • Lourdes et ses miracles, 1955, de Georges Rouquier

  • Il suffit d'aimer,1961 de Robert Darène

  • Aquella joven de blanco, 1965 de León Klimovsky

  • L`affaire Lourdes, 1967 de Marcel Bluwal

  • Bernadette, 1981 version argentin de Nicolás del Boca

  • L'Archipel des amours ; segment "Lourdes, l'hiver", 1983, de Marie-Claude Treilhou

  • Le Miraculé, 1987, de Jean-Pierre Mocky, d'après une nouvelle de George Langelaan tirée des Nouvelles de l'antimonde

  • Bernadette (film) ,1987 et La Passion de Bernadette, 1989, de Jean Delannoy

  • Hommes, femmes, mode d'emploi, 1996 de Claude Lelouch, où Benoît Blanc (Bernard Tapie), qui se croit atteint d'un cancer, découvre qu'il est guéri

  • Lourdes (téléfilm), 2000 de Lodovico Gasparini

  • "Our Lady of Lourdes", 2007 de C.Albrech et P.Cabidoche

  • Lourdes, 2009, de Jessica Hausner.

  • Je m'appelle Bernadette, 2011 de Jean Sagols

 

 


24/09/2017
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Comment réaliser son herbier

Comment réaliser son herbier ?

 

Un herbier, à l'origine, a pour vocation de recenser toutes les plantes afin de créer une sorte de collection ou de base de données botaniques. Imaginé au XVIème siècle par un botaniste italien, Luca Ghini, l'herbier utilisant la méthode de séchage de plantes n'a jamais cessé d'être utilisé dans le monde entier.

L’Index herbariorum liste d'ailleurs toutes ces riches collections qui ont d'ailleurs maintenant également une existence numérique.

Matériel nécessaire pour fabriquer un herbier

Sans prétendre vouloir constituer un herbier important d'envergure internationale, vous pouvez tout à fait entreprendre cette activité, soit pour vous-même, soit avec des enfants. Le matériel nécessaire est relativement simple :

  • pour la récolte : sécateur, sacs en plastique, marqueur, stylo et carnet

  • pour le séchage : 2 planches en bois (agglo, mélaminé...) 55 x 40 cm environ, des vieux journaux format "quotidien" 56 x 36 cm, des poids

  • pour le classement : feuilles de papier A3 blanc (160 g minimum), feuilles de papier cristal A3, classeur ou carton à dessin au format correspondant.

Récolter les plantes pour son herbier

En premier lieu, sachez que vous ne devez jamais ramasser de plantes rares ou protégées : pour éviter cela, procurez vous la liste des espèces menacées de votre région. Vous pouvez vous initier à la botanique via une association spécialisée mais rien ne vous empêche de commencer en dilettante, en partant en balade (hors temps pluvieux et après que la rosée se soit dissipée !). Commencez par des plantes simples qui poussent de façon endémique par chez vous.

Vous allez donc vous intéresser à une plante : vous pouvez la couper à sa base avec un sécateur, mais idéalement, pour faire comme les scientifiques, mieux vaut l'arracher afin d'avoir également son système racinaire dont vous allez enlever le plus gros de la terre sans l'abîmer. Gardez bien la fleur ainsi que les graines et autres particularités que la plante aurait, en les posant délicatement dans un sachet plastique que vous maintiendrez au frais le plus possible, et surtout pas au soleil. Vous attribuerez un numéro au marqueur sur le sac et vous créerez une fiche à ce numéro dans un carnet pour y noter toutes les informations qui pourront être utiles telles que : nom de la plante si vous le connaissez, date de ramassage, lieu, altitude, caractéristiques spécifiques (odeur, couleur...).

Faites de même avec d'autres plantes et feuilles d'arbres. N'engrangez pas trop de spécimens car ils risqueraient de s'abîmer en étant trop tassés dans votre sac ou panier, et surtout vous devez anticiper le temps qu'il faudra ensuite pour les préparer à sécher pour une deuxième vie à l'abri...

Faire sécher les plantes ramassées

En arrivant chez vous, prenez une planche en bois de taille minimum A3. Recouvrez là d'une épaisseur de quelques feuilles de journal, sur lesquelles vous allez allonger et disposer la première plante de sorte qu'elle offre de façon visible toutes ses caractéristiques lorsqu'elle aura séché. Reportez bien son numéro sur le journal pour ne pas perdre son identification. Déposez, par dessus, une nouvelle épaisseur de feuilles de papier journal.

Renouvelez l'opération avec les autres plantes de façon à ce que chacune soit prise entre deux épaisseurs d'une sorte de chemise en papier journal.

Vous terminerez en mettant une planche en bois similaire à celle du fond et vous pourrez la lester afin que les plantes soient bien aplaties. Conservez cette pile de plantes sous presse dans un endroit sec, sans oublier de changer les papiers journaux tous les jours au début puis en espaçant, afin qu'aucune moisissure ou pourriture ne se développe. Selon l'épaisseur et la constitution des végétaux, il faut compter 15 jours à 3 semaines pour que le séchage soit complet.

Monter ou "attacher" les plantes

La dernière étape consiste maintenant à procéder à "l'attachage" des plantes permettant ainsi de les exposer et les conserver. Prenez une feuille, disposez délicatement la plante séchée et fixez la avec des bandelettes de papier gommé ou des bandelettes de papier que vous fixerez avec de la colle. N'utilisez pas de ruban adhésif car il perd son pouvoir collant au fil des années.

Les indications ci-après que vous devez inscrire sur la planche doivent être faites avec esthétisme pour que votre herbier soit agréable à consulter : nom commun français, nom botanique latin, lieu et date de la récolte. Vous pouvez ajouter toutes informations complémentaires que vous jugez intéressante.

Vous pouvez soit ranger ces feuilles dans un carton à dessin, soit dans un classeur. Intercalez une feuille de papier cristal enter chaque feuille portant une plante, afin de mieux la protéger. Rangez votre herbier dans un lieu sec, et continuez de l'enrichir au fil de vos excursions !

 

 


21/09/2017
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La Route 66

La Route 66

 

 

La Route 66 (officiellement US Route 66) est une ancienne route américaine qui reliait Chicago (Illinois) à Santa Monica (Californie), entre les années 1926 et 1985 aux États-Unis.

Sa longueur a beaucoup varié au gré des années et des remaniements de son tracé, notamment à partir de 1937, où la Route 66 a cessé de desservir la ville de Santa Fe, au Nouveau-Mexique. La longueur communément admise est celle postérieure à ce remaniement, soit environ 2 278 miles (3 665 km)1. Avant 1937 elle était de 2 448 miles (3 945 km)2. La Route 66 traverse trois fuseaux horaires et 8 États (d'est en ouest : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie). Son point central se trouve dans la petite ville d'Adrian, dans le Texas. Elle fut la première route trans-continentale goudronnée en Amérique. Les Américains la surnomment The Mother Road ou Main Street USA. Pendant la Grande Dépression des années 1930 et la vague de sécheresse du Dust Bowl, c'est par la Route 66 que les fermiers à la recherche d'un emploi migrèrent vers la Californie. La Route 66 a été officiellement déclassée le 27 juin 1985. Si elle n'a plus d'existence officielle, elle conserve un caractère mythique et est sans doute la plus connue des routes américaines. Depuis le début des années 1990, des mouvements se sont créés pour assurer sa préservation, et les initiatives visant à y développer le tourisme sont de plus en plus nombreuses. La route est ainsi à nouveau fléchée à plusieurs endroits sous le nom Historic Route 66. Elle a inspiré plusieurs chansons, dont (Get your kicks on) Route 66, reprise notamment par Chuck Berry, et apparaît dans de nombreux films.

Histoire

 

L'itinéraire a été commissionné le 11 novembre 1926, en fédérant des portions de routes existantes. À l'époque, la route n'est revêtue que sur un tiers de sa longueur. Cyrus Avery, président de l'Associated Highways Associations of America, est considéré comme son « père fondateur » . Une course à pieds, la course transaméricaine, est organisée en 1928 et 1929 entre Los Angeles et New York en passant par Chicago, pour la faire connaître. Il faut attendre douze ans avant que toute sa longueur ne soit pavée de dalles de ciment Portland rose. Ce n'est qu'en 1937, notamment grâce à la politique du New Deal lancée par le président Franklin Delano Roosevelt, que la route est revêtue de Chicago à Santa Monica.

Pendant son heure de gloire, la Route 66 recevra de nombreux surnoms. La National US 66 Highway Association, qui se charge de populariser la route auprès du grand public, la nommera Main Street of America, une appellation justifiée par le fait que la Route 66 faisait office de rue principale dans la plupart des villes qu'elle traversait. Dans son célèbre roman Les Raisins de la colère, John Steinbeck la baptisera The Mother Road (la « route-mère »), car toutes les routes secondaires débouchaient sur la Route 66. Plus tard, elle recevra le nom de Will Rogers Highway, en mémoire de l'acteur.

Durant l'après-guerre, la Route 66 constitue un itinéraire majeur autour duquel se développent de nombreuses villes comme Amarillo (au Texas), Albuquerque (au Nouveau-Mexique), Flagstaff et Kingman (en Arizona). Des centaines de motels, de cafés, de stations-services, d'attractions touristiques et autres boutiques de souvenirs (curio shops) s'établissent le long de la route.

Très impressionné par le réseau autoroutier allemand (Autobahn), le président Eisenhower lance en 1954 le President’s Advisory Committee on a National Highway Program, dont l'objectif est de réfléchir à la mise en place d'un réseau autoroutier moderne sur tout le territoire américain. Deux ans plus tard, les budgets sont votés et les premiers Interstates mis en chantier. Avec le développement des autoroutes, la Route 66 perd de son utilité. Là où elle subsiste (certains tronçons sont repris pour construire les autoroutes), son usage redevient majoritairement local. En 1984, le dernier segment de la 66 est « court-circuité » à Williams en Arizona.

Pour les commerces et villages qui vivaient de la Route 66, le contournement par les Interstates a souvent été vécu comme une tragédie. Certains petits commerces ont été abandonnés, parfois même des villages entiers. Mais depuis plusieurs années, l'animation revient : les motels, boutiques et lieux historiques bordant la Route 66 sont petit à petit restaurés, accueillant à nouveau les voyageurs. Route 66 est également une chanson célèbre, écrite en 1946 par Bobby Troup lors d'un road-trip avec sa femme sur la US40 puis sur la Route 66. C'est Nat King Cole qui fera de cette chanson mythique, un hit aux USA, la même année. La chanson a été reprise par de nombreux chanteurs connus : Chuck Berry, les Rolling Stones, Brian Setzer, Depeche Mode en 1987, Guitar Wolf. Eddy Mitchell a également chanté cette route dans son album Frenchy (Sur la route 66). La chanson a également été interprétée par Bobby Troup lui-même, notamment sur scène, au Japon en 1964.

Itinéraire en images

Voici une liste des principales étapes de la Route 66, d'Est en Ouest dans le sens de lecture, comme le voudrait la tradition : qu'on la parcoure, comme les colons, les exilés de la Grande Dépression et du Dust Bowl ou les vacanciers des années 50 et 60. Le point de départ actuel est marqué par un panneau situé à la hauteur du 85 Adams Street, en face de l'Institut d'art de Chicago.

Villes traversées d'Est en Ouest

Illinois

  • Chicago (Buckingham Fountain, Willis Tower, Institut d'art, Millennium Park)

  • Joliet (Rialto Square Theater, Joliet Correctional Center)

  • Wilmington (Launching Pad Drive-In)

  • Gardner (Historic Street car)

  • Dwight (Station-service Texaco d'Ambler)

  • Odell (Sinclair Station)

  • Pontiac (Route 66 Hall of Fame Museum)

  • Normal

  • Bloomington

  • Funks Grove (sirop d'érable)

  • McLean (Dixie Truckers Home)

  • Atlanta (Bunyan Statue)

  • Lincoln

  • Williamsville (Dream Car Museum)

  • Springfield (tombe d'Abraham Lincoln)

  • Litchfield (Ariston Cafe)

  • Mount Olive (Soulsby Shell Station)

  • Staunton (Henry's Rabbit Ranch)

  • Hamel

  • Mitchell (Chain of Rocks Bridge)

  • East Saint Louis (Illinois)

Missouri

 

  • Saint-Louis

  • Eureka (Route 66 State Park)

  • Villa Ridge (Old Diamond's Restaurant)

  • Maramec Caverns

  • Cuba (Wagon Wheel Motel)

  • Rolla

  • Devil's Elbow

  • Lebanon (Munger-Moss Motel)

  • Springfield

  • Carthage

  • Webb City

  • Joplin

Kansas

La route 66 ne parcourt cet état que sur 13 miles (environ 21 km).

  • Galena

  • Riverton

  • Baxter Springs

Oklahoma

 

 

  • Commerce

  • Miami (Coleman Theater)

  • Vinita

  • Foyil (Andy Payne Memorial, Totem Pole Park)

  • Claremore

  • Catoosa (Baleine Bleue de Catoosa)

  • Tulsa

  • Sapulpa

  • Stroud

  • Chandler

  • Arcadia (Round Barn)

  • Oklahoma City (Memorial)

  • Yukon (silos)

  • El Reno

  • Calumet

  • Geary

  • Weatherford

  • Hydro24 (Lucille's)

  • Clinton (Route 66 Museum)

  • Foss

  • Canute

  • Elk City (National Route 66 Museum)

  • Sayre (Courthouse)

  • Hext (en)

  • Erick (Sandhills Curio Shop, Roger Miller Museum)

  • Texola

Texas

 

Panneau marquant le milieu de la Route 66 à Adrian.

  • Shamrock (U-Drop Inn)

  • Lela (ville fantôme)

  • McLean (Phillips 66 Station, Devil's Rope Museum)

  • Groom (Britten USA Water Tower, croix géante)

  • Conway (Bug Ranch)

  • Amarillo26 (Cadillac Ranch, Big Texan Steak Ranch)

  • Vega (Dot's Mini-Museum, Vega Motel)

  • Adrian (avec le Midpoint Cafe, situé à mi-chemin entre Chicago et Santa Monica)

  • Glenrio (Little Juarez Cafe, First/Last Motel in Texas)

Nouveau-Mexique

 

  • Tucumcari (Blue Swallow Motel, monument Route 66)

  • Santa Rosa (Route 66 Auto Museum)

  • Santa Fe (uniquement sur le tracé de 1926 à 1937)

  • Clines Corner

  • Moriarty (Longhorn Ranch)

  • Albuquerque (Kimo Theater, Route 66 Diner, El Vado Motel)

  • Paraje (Bianca Trading post & Cafe)

  • Budville

  • Cubero

  • San Fidel (Cafe)

  • McCarthy's (Whiting Bros)

  • Grants (Uranium Cafe)

  • Thoreau

  • Continental Divide (7200 pieds, le point le plus élevé sur la 66 et la ligne de partage des eaux entre l'Océan Pacifique et le Golfe du Mexique)

  • Gallup (El Rancho Hotel)

Arizona

 

  • Lupton

  • Chambers

  • Painted Desert / Petrified Forest (parc national)

  • Holbrook (Wigwam Motel)

  • Joseph City

  • Jackrabbit (Here It Is Trading Post)

  • Winslow (Standin' on the Corner)

  • Meteor City34 (Meteor Crater)

  • Two Guns (ville fantôme)

  • Twin Arrows (ville fantôme)

  • Winona

  • Flagstaff

  • Bellemon (Pines Breeze Inn, site du film Easy Rider)

  • Parks

  • Williams (Grand Canyon Railway)

  • Ash Fork

  • Seligman (Angel Delgadillo's Barber Shop, Delgadillo's Snow Cap)

  • Nelson (Grand Canyon Caverns)

  • Peach Springs

  • Truxton

  • Valentine (ex-bureau postal « officiel » de la Saint-Valentin)

  • Hackberry (General Store)

  • Antares (Rancheros Tiki Headicus)

  • Kingman

  • Cool Springs

  • Oatman

  • Topock

Californie

  • Needles (gare El Garces)

  • Homer

  • Goffs

  • Fenner

  • Essex

  • Danby

  • Cadiz

  • Amboy (Roy's Motel Cafe, cratère d'Amboy)

 

Panneau marquant la fin de la route 66 à Santa Monica

  • Bagdad

  • Siberia

  • Ludlow (Cafe)

  • Newberry Springs (Bagdad Cafe, site du film du même nom)

  • Barstow

  • Victorville (California Route 66 Museum)

  • San Bernardino (site du premier McDonald's)

  • Rialto (Wigwam Motel)

  • Pasadena (Rose Bowl)

  • Los Angeles (Hollywood, Walk of Fame)

  • Santa Monica43 (Pier)

Dans les arts

Route 66 est aussi un motif sur les briquets de marque Zippo.

Livres

  • Elle est un des lieux principaux de l'action du roman de John Steinbeck, Les raisins de la colère, adapté en 1940 au cinéma par John Ford

  • Elle est un lieu important dans la BD Des dieux et des hommes46.

  • "Route 66" est un livre collectif, édité aux éditions SPE-Barthélémy en 1992, puis réédité successivement en 2001 et 2004, réalisé par l'écrivain voyageur Jean-Patrick Reymond, le photographe Patrick Bard et Philippe Lacarrière. Fruit de plusieurs années de travail, cet ouvrage est à l'origine de la médiatisation de "La mère des routes" en France au début du XXIe siècle.

  • L'Étudiant étranger de Philippe Labro, roman autobiographique, autostoppeur en 1954 sur la Route 66.

  • Black Coffee, roman de Sophie Loubière, histoire d'un tueur en série dont les meurtres s'échelonnent le long de la Route 66.

Cinéma

  • Le film Easy Rider a été tourné sur une partie de la Route 66 (notamment à Santa Monica, à Topock et à Flagstaff).

  • On y fait référence dans le film The Machinist de Brad Anderson.

  • Elle occupe une place centrale dans le film d'animation de John Lasseter, Cars sorti en 2006. Lasseter a fait appel aux meilleurs spécialistes pour se documenter en pré-production du film, et certains lieux de l'action sont directement inspirés de sites existant réellement, par exemple Flash McQueen se retrouve à Radiator Springs (lieu fictif supposé se trouver sur la Route 66). Sally raconte dans le film l'histoire de la ruine financière des petites villes de la Route 66 due à la construction d'une autoroute

  • Le film The Hitcher (1986, Robert Harmon) a été tourné en partie au Roy's Cafe, à Amboy.

  • Elle est censée être la route sur laquelle se trouve le Bagdad Café du film éponyme.

  • Le véritable Bagdad Café, autrefois appelé Sidewinder Cafe, existe non loin du village fantôme de Bagdad, à Newberry Springs sur l'ancienne Route 66 et reçoit chaque année la visite de nombreux fans nostalgiques (coordonnées géographiques : 34° 49′ 11,1″ N, 116° 38′ 37,5″ O).

  • Une partie du film Thelma et Louise y a également été tourné.

  • Dans Rain Man de Barry Levinson, Charlie et Raymond empruntent une partie de la Route 66 pendant leur périple entre Cincinnati et Los Angeles, les deux frères s'arrêtant notamment à Tucumcari au Nouveau-Mexique.

  • Dans le film Forrest Gump, Forrest court à travers les États-Unis sur la Route 66.

  • Dans le film Route 666 les événements se passent sur une portion de la route 66 désaffectée et surnommée route 666 car maudite.

Télévision

  • Elle a donné son nom à une série télévisée à succès (jamais diffusée en France), constituée de 116 épisodes tournés entre 1960 et 1964.

  • Elle est un élément essentiel de la série en trois épisodes, The Lost Room, dans laquelle l'intrigue principale a un rapport direct avec un motel se trouvant certainement sur la route 66 .

  • Elle est médiatisée en France, lors de deux émissions qui lui sont consacrées dans le magazine Turbo animées par Dominique Chapatte, sur M6, à la suite de la parution du livre éponyme "Route 66" des éditions SPE - Barthélémy, en décembre 1992.

Musique

  • Le compositeur Bobby Troup a écrit et composé la chanson Route 66, interprétée entre autres par Nat King Cole, Chuck Berry, les Rolling Stones ou Depeche Mode.

  • Elle est le sujet de la chanson d'Eddy Mitchell Sur la route 66 (sur l'album Frenchy).

  • Route 66 a été l'un des plus grands succès du crooner Nat King Cole. Il fut le premier à interpréter la chanson de Bobby Troup. Nat King Cole est d'ailleurs mort à Santa Monica après avoir grandi à Chicago. il a vécu la Route 66.

  • Le duo Hymn for Her a publié en 2014 ses Hits from Route 66 (Wan + Wan), album enregistré en voyage sur cette route.

Photo

  • Elle est le théâtre des « Twentysix Gasoline Stations » d'Edward Ruscha, une série de photos publiée dans un livre par l'artiste en 1963.

Bibliographie

  • (en) Route 66 - Traveler's Guide and Roadside, Tom Snyder, 2000

  • (en) Route 66 - The Mother Road, Michael Wallis, 1990, réactualisé en 2001

  • (en) Route 66 Adventure Handbook, Drew Knowles, Santa Monica Press, 2006

  • Sur la Route 66 - Petites fictions d'Amérique, Éric Sarner, Hoëbeke Éditions, 2009

  • Sur la Route 66 - Carnets de voyages, Stéphane Dugast, Photographies Christophe Géral, Ed. de la Martinière, 2012

  • Eternelle Route 66, au cœur de l'Amérique, Marie-Sophie Chabres, Jean-Paul Naddeo, Nouvelle édition, 2016

 

 


05/09/2017
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Les Musées du Vatican

Les Musées du Vatican

 

 

Les Musées du Vatican constituent un ensemble muséal situé au Vatican. Il regroupe douze musées, ce qui représente cinq galeries et 1 400 salles. L'ensemble abrite l'une des plus grandes collections d'art dans le monde, car il expose l'énorme collection d'œuvres d'art accumulées au fil des siècles par les papes. Les musées sont en partie hébergés dans le Palais du Vatican.

Histoire

La naissance des musées est rattachée à la volonté du pape Jules II de faire déplacer au début du XVIe siècle des statues antiques, comme l'Apollon du Belvédère et le Laocoon, dans les jardins du Belvédère. Les statues venaient enrichir le projet de Bramante pour le Cortile del Belvedere, vaste complexe de bâtiments pour relier le Vatican à la villa du Belvédère. Bramante y conçoit également un jardin inspiré des palais anciens. Avec les statues, le jardin attire bientôt les artistes intéressés à étudier l'Antiquité romaine. Plus tard, d'autres sculptures, dont la Venus Felix et le Torse, sont ajoutées. L'expansion des musées est ralentie sous le pontificat de Paul V en raison des travaux de la nouvelle basilique qui doit remplacer l'ancienne basilique construite par Constantin. Des fragments de peintures, de sculptures et de mosaïques sont cependant récupérés lors de la démolition.

Il faut attendre le XVIIIe siècle pour qu'un nouvel essor aux collections vaticanes soit donné, grâce en particulier à la bibliothèque Vaticane qui abritait déjà les restes de la bibliothèque de Constantinople. Le pape Clément XIV décide de transformer le Petit Palais du Belvédère en ce qui deviendra le musée Pio-Clementino qui sera achevé sous Pie VI. Puis, sous le pontificat de Pie VII, des salles sont aménagées pour accueillir les antiquités classiques, le musée Chiaramonti. Le pape instaure également une politique de protection du patrimoine artistique. Après la chute de Napoléon, le Vatican réclame à la France la restitution des œuvres qui avaient été confisquées par l'empereur. Pour leur retour, un nouveau bâtiment est construit, le Braccio Nuovo (Aile nouvelle) inauguré en 1818. Ensuite, sous Grégoire XVI, le musée Étrusque et le musée Égyptien sont créés pour faire place aux découvertes et acquisitions de vases grecs et étrusques ainsi que la petite collection d’antiquités égyptiennes. Le Palais du Latran est également restauré pour abriter une collection d'art antique et des peintures qui devient le Musée grégorien profane. Le Palais accueille ensuite le Musée chrétien, à la suite des campagnes de fouille dans les églises et les catacombes, et le Musée ethnologique missionnaire pour les dons et les collections des missions évangéliques. Ces trois musées seront rapatriés au Vatican sous les pontificats de Jean XXIII et de Paul VI. Sous Grégoire XVI toujours, la Pinacothèque vaticane voit le jour afin de recevoir les collections de tableaux. L'espace réservé variera au cours des siècles suivants jusqu'à l'inauguration en 1932 du bâtiment actuel. Lorsque le Vatican devient l'État de la Cité du Vatican, en 1929, une nouvelle entrée aux musées doit être prévue. Ce sera sur le Viale Vaticano à travers les remparts et par l'escalier hélicoïdal de l'architecte Giuseppe Momo, l'escalier de Bramante. Enfin, en février 2000, le pape Jean-Paul II inaugure la nouvelle entrée, mieux adaptée, et dotée elle aussi d'une rampe hélicoïdale.

Les musées

Pinacothèque

Historique

Le mot pinacothèque vient du grec pinakes qui correspond à des tablettes en bois ou en terre servant de support pour les tableaux des peintres grecs. Le bâtiment de la pinacothèque vaticane, terminé en 1931 et inauguré le 27 octobre 1932, fut réalisé à la demande du pape Pie XI pour ordonner une collection de peintures qui avaient appartenu à plusieurs de ses prédécesseurs, en commençant par Pie VI (1775-1799). Une bonne partie des œuvres exposées fut transportée à Paris par Napoléon, en 1797, mais celles-ci furent restituées aux États pontificaux après le Congrès de Vienne en 1815 grâce notamment à l'intervention du sculpteur Antonio Canova.

Œuvres

Les œuvres, qui vont du Moyen Âge au XIXe siècle sont exposées par ordre chronologique, permettant ainsi, en visitant les salles, de suivre les évolutions de style de la peinture italienne.

Les œuvres majeures sont :

  • Pietro Lorenzetti (1280-1348) : Jésus devant Pilate

  • Giotto (1267-1337) : Triptyque Stefaneschi, détrempe sur bois, (env. 1330),

  • Ambrogio di Baldese : La Nativité du Christ

  • Gentile da Fabriano : Vie de Saint Nicolas de Bari

  • Le Sassetta : La vision de Saint Thomas d'Aquin

  • Simone Martini : Le Rédempteur qui bénit, détrempe sur bois, (vers 1315-1320),

  • Fra Angelico : Épisodes de la vie de Saint Nicolas de Bari ; Vierge à l'Enfant entre Saint-Dominique, Sainte Catherine d'Alexandrie et des anges, détrempe sur bois, (env.1440-1445),

  • Filippo Lippi : Couronnement de la Vierge, détrempe sur bois, (env. 1444),

  • Lucas Cranach l'Ancien : Pietà

  • Melozzo da Forli : Les Anges musiciens, fresque déposée, (env.1480),

  • Melozzo da Forli : Sixte IV inaugurant la bibliothèque vaticane, fresque transposée sur toile, (env. 1480-1481),

  • Ercole de’ Roberti : Miracles de Saint Vincent Ferrier

  • Antonio Vivarini : Saint Antoine abbé et autres saints

  • Le Pérugin : Vierge à l'enfant et Saint Laurent, saints Ludovic de Toulouse, Herculanus et Constant, détrempe sur bois, (1495-1496),

  • Raphaël : Le Couronnement de la Vierge, huile sur bois transposée sur toile, (env.1501-1504) ;

  • Raphaël : La Madone de Foligno, huile sur bois transposée sur toile, (env.1511-1512) ;

  • Raphaël : La Transfiguration, huile sur toile, (1518-1520) ;

  • Léonard de Vinci : Saint Jérôme en ermite, huile sur bois, (env.1482),

  • Giovanni Bellini : Pietà, huile sur bois, (env. 1470-1475) ;

  • Le Titien : Doge Nicolo Marcello ;

  • Le Titien : Vierge de Saint Nicolas des Frari, huile sur bois transposée sur toile, (1533-1535) ;

  • Véronèse : La vision de Sainte Hélène, huile sur toile, (env.1580) ;

  • Jules Romain et Giovan Francesco Penni : Couronnement de la Vierge dite Vierge de Monteluce

  • Federico Barocci : Repos pendant la fuite en Égypte, huile sur toile, (1570-1573) ;

  • Federico Barocci : La Bienheureuse Micheline

  • Valentin de Boulogne : Martyre des saints Proces et Martinien ; huile sur toile, (1629) ;

  • Le Dominiquin : Communion de saint Jérôme, huile sur toile, (1614) ;

  • Le Caravage : La déposition de Croix, huile sur toile, (env. 1600-1604) ;

  • Guido Reni : Crucifixion de saint Pierre, huile sur bois, (1604-1605) ;

  • Guido Reni : Saint Mathieu et l'ange ;

  • Le Guerchin : Sainte Marie-Madeleine ;

  •  

  • Saint Sebastien soigné par Sainte Irène par Trophime Bigot.

    Nicolas Poussin : Martyre de Saint Érasme, huile sur toile, (1628-1629) ;

  • Nicolas Poussin : La Bataille de Gédéon ;

  • Orazio Gentileschi : Judith et la servante avec la tête d'Holopherne ;

  • Trophime Bigot : Saint Sébastien soigné par Sainte Irène, (1579-1650);

Collection d'Art religieux moderne

Article détaillé : Collection d'Art religieux moderne (Vatican).

Initiée par le pape Paul VI et inaugurée en 1973, la collection abrite près de 600 œuvres picturales, sculptures et dessins. Elle suit un itinéraire qui se développe dans une cinquantaine de salles1 et qui donne aux visiteurs une vision d’ensemble de l’art moderne, à travers une vaste sélection de 250 artistes de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours dont:

  • Auguste Rodin, La main de Dieu, v.1890, bronze, 53 cm

  • Auguste Rodin, Le Penseur, v.1880, bronze, 72 x 30 x 58 cm

  • Vincent van Gogh, La Pietà, 1890 env.

  • Paul Gauguin, Crucifixion, vers 1890, bois sculpté et peint, 62 x 31 cm

  • Maurice Denis,

  • Odilon Redon, Jeanne d'Arc, huile sur toile, huile sur toile, 26 x 23 cm

  • Wassily Kandinsky,

  • Umberto Boccioni, La mère, 1907

  • Marc Chagall,

  • Paul Klee, Ville avec cathédrale gothique, v.1920, huile sur toile, 98 x 74 cm

  • Ernst Barlach,

  • Francesco Messina, Job, 1934

  • Max Beckmann,

  • Otto Dix, Saint Christophe et l'Enfant Jésus, 1938, huile sur toile, 135 x 125 cm

  • Maurice Utrillo,

  • Giorgio de Chirico, Le Christ et la tempête, 1945, huile sur toile, 73 x 98 cm

  • Giorgio Morandi, Nature morte italienne, 1957, huile sur toile, 35 x 45 cm

  • Georges Rouault,

  • Léon Lehmann, Sept grandes toiles de la chapelle des Voirons (Haute-Savoie, France),

  • Oskar Kokoschka,

  • Bernard Buffet,

  • Renato Guttuso,

  • Giacomo Balla, La mère, 1928

  • Alfred Manessier,

  • Francis Bacon,

  • Giacomo Manzù,

  • Eduardo Chillida,

  • Salvador Dalí,

  • Pablo Picasso,

  • Carlo Carrà, Les filles de Loth, 1940

  • Ottone Rosai,

  • Adolfo Wildt, Pie XI, 1926

  • Mario Sironi, San Martino, 1941

  • Casorati,

  • Marino Marini, Miracle, 1970

  • Marino Marini, Cavalier, 1953, plâtre peint, 142 x 103 x 84 cm

  • Henri Matisse, Vierge à l'enfant

  • Lucio Fontana, Madone, 1956

  • Lucio Fontana, Le pape Martin V, plaque pour le portail de la cathédrale de Milan, bronze, 79 x 93 cm

  • James Ensor, Procession des pénitents de Verne, 1913, huile sur toile, 130 x 162 cm

  • Karl Schmidt-Rottluff, Cathédrale, v.1910, huile sur toile, 27 x 40 cm

  • Fernand Léger, La Sainte-Tunique, 1950-1951, vitrail, 163 x 425 cm

Musée Pio-Clementino

Parmi les œuvres les plus importantes de ce musée, commencé par le pape Clément XIV et poursuivi par Pie VI (d'où le nom Pio-Clementino) pour préserver les collections que le Vatican acquérait pour les conserver en Italie, on retrouve :

  • Dans la salle des Muses : le torse du Belvédère, marbre antique du Ier siècle av. J.-C. qui représenterait le torse d'Hercule. Attribué au sculpteur grec Apollonios d'Athènes, il a été découvert au Belvédère. Il a inspiré Michel Ange et est caractérisé par une torsion du corps laissant apparaître tous les muscles.

  • Dans la cour octogonale, à huit chapelles : le groupe du Laocoon, prêtre troyen, étouffé avec ses fils par deux serpents sortis de la mer, après avoir dit « Je crains les Grecs, même quand ils font des cadeaux » et lancé un javelot sur le cheval de Troie ; l'Apollon du Belvédère, l'Antinoüs du Belvédère (en fait un Hermès) et l'Apoxyomène (athlète se nettoyant avec un strigile).

  • Les chambres de Raphaël ont été peintes et décorées par cet artiste. Ce sont :

    • La chambre de l'incendie du Borgo, à mettre en parallèle avec celui de Troie. On peut ainsi reconnaître Enée portant son père Anchise.

    • La chambre de la signature où sont signés certains documents officiels contient deux tableaux en face-à-face : Science et Philosophie, qui représentent l'École d'Athènes et La Dispute du Saint-Sacrement, avec les principaux membres de l'Église de l'époque, surplombés par Jésus, Marie et les Apôtres. Elle présente également la fresque de Raphaël : Les Vertus cardinales et théologales.

Musée ethnologique missionnaire

Ce musée est constitué par Pie XI au Palais du Latran en 1926, il fut transféré au Vatican à la demande de Jean XXIII. Il renferme des objets concernant les cultures extra-européennes provenant de l'Exposition missionnaire de 1925, du Musée Borgia, et de dons offerts par différentes congrégations missionnaires. Il est particulièrement riche en objets de culte appartenant à différentes religions, qui proviennent surtout d'Asie (taoïsme, bouddhisme, hindouisme, animisme) et d'objets qui révèlent l'hybridation entre le catholicisme et les cultures locales dans les quatre continents, entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Musée égyptien

Fondé par le pape Grégoire XVI en 1839, conçu par le père Ungarelli, l'un des premiers égyptologues italiens, il contient des pièces égyptiennes collectionnées par les papes depuis la fin du XVIIIe siècle, et des statues rapportées à Rome à l'époque de l'Empire.

  • Statue colossale de la reine Tuya, v.1219-1213 av. J.C., granit ;

  • Isis allaitant Horus, Ier siècle av. J.-C., granit ;

  • Amon-Râ siégeant, v.1290-1279 av. J.C., granit.

Musée grégorien étrusque

Le Musée grégorien étrusque, fondé par le pape Grégoire XVI en 1837 rassemble des pièces provenant pour la plupart de fouilles privées réalisées, sur autorisation du Gouvernement pontifical, à l'intérieur des nécropoles au sud de l'Étrurie. Le musée abrite également une collection d'antiquités romaines provenant de Rome et du Latium ainsi qu'une grande collection de vases grecs de style italique et de vases étrusques (lire Le Musée étrusque du Vatican de Frédéric Mercey, Revue des Deux Mondes T.20, 1839).

  • Statue en bronze Mars de Todi, Ve siècle av. J.-C..

  • Sarcophage à relief polychrome, Ier siècle av. J.-C..

  • Monument funéraire avec Adonis mourant, IIIe siècle av. J.-C..

Musée grégorien profane

Ce musée renferme la collection d'antiquités de l'ancien musée du Latran. Cette collection fut constituée par Grégoire XVI au Palais du Latran et inaugurée le 14 mai 1844. Le pape Jean XXIII la fit transférer au Vatican. La plupart des objets proviennent de fouilles et découvertes faites dans les États pontificaux. On y retrouve des sculptures grecques et romaines ainsi que les mosaïques des athlètes des thermes de Caracalla.

  • Statue colossale de l'empereur Claude assis.

  • Autel des magistrats du bourg (vers 30-40 ap. J.-C.).

Musée chrétien

Le Musée chrétien, ou Musée Pio Cristiano, fondé par Pie XI en 1854 abrite les collections d'antiquités chrétiennes exposées au Palais du Latran jusqu'en 1963. Les sculptures proviennent des fouilles entreprises au XIXe siècle par la Commission d'Archéologie Sacrée.

Musée de la Bibliothèque apostolique vaticane

Remontant aux premiers temps de la papauté, la bibliothèque Vaticane a donné au cours de l'histoire naissance aux Archives pontificales, qui contient les Archives secrètes du Vatican. De nombreux papes y ont consacré des moyens et un intérêt soutenu, dont Nicolas V, qui fonde formellement l'institution vers 1450, puis Sixte IV, Sixte V, Paul V, jusqu'à Léon XIII et Pie XI qui, avant son pontificat, en est le préfet.

Musée des carrosses

Ce musée a été institué par le pape Paul VI, et aménagé dans une grande salle en sous-sol du jardin carré. Y sont conservés des carrosses, des selles, des automobiles, et des chaises à porteur utilisés par les différents papes. En particulier :

  • La berline de grand gala du pape Léon XII;

  • La Citroën Lictoria Sex du pape Pie XI2;

  • La Graham-Paige Graham-Paige 1929 Pie XI et Pie XII3;

  • La chaise à porteurs de Léon XIII.

Musée Chiaramonti

Voulu par le pape Pie VII Chiaramonti (1800-1823), pour abriter les statues et les bustes romains, il fut ordonné par le sculpteur néoclassique Antonio Canova en 1807. Il contient un millier de sculptures environ, dont des portraits d'empereur, des représentations de divinités, de nombreux fragments frises et reliefs tirés des sarcophages.

Musée philatélique et numismatique

Inauguré le 25 septembre 2007, le Musée philatélique et numismatique est la dernière collection des musées du Vatican. Il rassemble tous les timbres et pièces de monnaie de la Cité du Vatican, de 1929 à ce jour et abrite également une vaste collection philatélique des anciens États pontificaux, avec quelques raretés.

Le musée est divisé en deux sections :

  • la section philatélique comprend les émissions philatéliques par pontificats (de Pie XII à Benoît XVI), des cartes postales ainsi que des aérogrammes ; les émissions papales de l’État (1852-1870), avec des timbres annulés et des enveloppes timbrées. On y trouve également des plaques, des cylindres, et d'autres matériels d'impression utilisés pour l'impression des timbres en creux.

  • la section numismatique qui comprend des pièces divisionnaires de 1929 à 2001, des pièces commémoratives de 1979 à 2001, des pièces de monnaie après 2001 en euro, des pièces émises lors de chaque Année Sainte ainsi que des pièces de monnaie et timbres émis pendant le Sede vacante.

Le Palais du Vatican

Les chapelles

La chapelle Sixtine

La chapelle Sixtine sert encore lors des conclaves et certaines messes y sont célébrées de façon exceptionnelle.

La chapelle Paolina

La chapelle Paolina est une voisine de la chapelle Sixtine, fermée au public, elle ne sert également que lors des conclaves ou pour quelques messes privées des papes.

Y sont exposées deux célèbres fresques de Michel-Ange demandées par le pape Paul III : Le Martyre de saint Pierre et la Conversion de saint Paul. Des œuvres des peintres Lorenzo Sabbatini et Federico Zuccari y sont également exposées.

La chapelle Nicoline

La chapelle Nicoline (Cappella Niccolina), construite par Nicolas V, particulière par les fresques de Fra Angelico exécutées entre 1447 et 1451. On se trouve dans la tour d'Innocent III, la partie la plus ancienne du palais.

Son plafond a été réalisé par Michel Ange en 4 ans. Il représente des scènes de la Genèse : les créations du Soleil, de la Lune, d'Adam et Ève, la séparation des eaux et de la terre, des ténèbres et de la lumière, le péché originel, l'expulsion du paradis, le sacrifice et l'ivresse de Noé...

On peut y voir la paroi du Jugement Dernier également de Michel Ange.

Les galeries

Galerie lapidaire

La galerie fait partie du musée Chiaramonti. Elle présente une collection d'épigraphes antiques constituée au XVIIIe siècle par Gaetano Marini (1740-1815).

Braccio Nuovo

 

Le Braccio Nuovo, en français : la nouvelle aile est un édifice que fit construire le pape Pie VII. Il fait partie du musée Chiaramonti. Il fut inauguré en 1822. Des statues romaines et des répliques d'originaux grecs, toujours de l'époque romaine, y sont rassemblés. Des mosaïques ont été insérées dans le pavement.

Galerie des candélabres

Construite en 1761, il s'agissait à l'origine d'une loggia ouverte qui fut fermée à la fin du XVIIIe siècle. Les peintures du plafond sont de 1883-87. Elle abrite des statues romaines, répliques d'originaux grecs de la période hellénistique et correspondant aux arcades, de grands candélabres du IIe siècle.

Galerie des tapisseries

 

La Résurrection du Christ.

Des tapisseries réalisées à Bruxelles et Tournai à l'époque du pape Clément VII (1523-1534) par des élèves de Raphaël y sont conservés. Elles furent exposées pour la première fois dans la Chapelle Sixtine en 1531 et transportées dans cette galerie en 1838.

  • Atelier de Raphaël et Pieter van Aelst :

    • Adoration des Trois Mages, laine, soie, fil métallique, v. 1525-1530 ;

    • Massacre des saints Innocents, laine, soie, fil métallique, v. 1525-1530 ;

    • Noli Me Tangere,laine, soie, fil métallique, v. 1525-1530 ;

    • Adoration des Bergers, laine, soie, fil métallique, v. 1525-1530.

  • Manufacture Barberini, active entre 1627-1683 :

    • Le pape Urbain VII consacre la basilique Saint-Pierre, laine, soie, fil métallique, v. 1663-1679 ;

    • La comtesse Mathilde fait don de sa terre au pape Pascal II, laine, soie, fil métallique, v. 1663-1679 ;

    • Maffeo Barberini élu pape sous le nom de d'Urbain VIII, laine, soie, fil métallique, v. 1663-1679.

Galerie des cartes géographiques

Cette galerie doit son nom aux quarante cartes topographiques des régions italiennes et des territoires de l'Église que le pape Grégoire XIII fit peindre entre 1580 et 1583 d'après les cartons d'Ignazio Danti. La galerie mesure 120 m de long sur 6 m de large.

Autres lieux artistiques

 

L’École d'Athènes (Chambres de Raphaël).

  • Chambres de Raphaël et loggia :

    • Chambre de Constantin ;

    • Chambre d'Héliodore ;

    • Chambre de la Signature ;

    • Chambre de l'Incendie du Borgo.

  • Appartements Borgia.

Jardins

Depuis le 25 mars 2013, le Jardin carré est ouvert au public aux horaires habituels des musées du Vatican. Le Jardin carré est un grand espace vert (7 735 m2, une superficie de presque un hectare), destiné autrefois aux hôtes de marque de la Cour pontificale. Il est réparti en quatre parterres bordés de haies selon les critères des jardins à l’italienne. Il est situé dans un cadre unique, entre la coupole de Saint-Pierre, le bois qui couvre la colline du Vatican et la façade de la Pinacothèque. Il a été réalisé au XVIe siècle par l’architecte Jacopo Meleghino selon le vœu du pape Paul III.

Affluence

Le nombre de visiteurs est de plus de quatre millions par an. En 2011, ils étaient cinq millions. L'attraction exercée par le pape François sur les visiteurs a permis d'atteindre en 2013 une fréquentation record de 5,5 millions.

Le dernier dimanche de chaque mois, les musées du Vatican sont ouverts au public gratuitement ce qui entraîne une forte affluence. Il est par ailleurs habituel de faire la queue plusieurs heures avant de pouvoir y accéder. La billetterie en ligne permet d'acheter des billets coupe-file qui permettent un accès direct aux musées.

 

 


03/09/2017
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Parc de la Tête d'or

Parc de la Tête d'or

  

 

Le parc de la Tête d'or est un parc urbain public situé à Lyon, l'un des plus grands de France. Œuvre des frères Denis et Eugène Bühler, le parc est ouvert dès 1857 alors que les travaux ne sont pas achevés. Il est exactement contemporain du Central Park de New York, créé la même année. Le parc est enrichi de nombreux bâtiments comme les grandes serres en 1865, le vélodrome, le chalet des gardes et le chalet en 1894, la clôture en 1896, les serres de collection en 1899, le monument aux morts de l'île aux Cygnes entre 1914 et 1930 ou encore la nouvelle roseraie entre 1961 et 1964. Aujourd'hui géré par la ville de Lyon et véritable poumon de l'agglomération, le parc offre sur 117 hectares une vaste étendue naturelle au cœur de la cité. On y accède par huit entrées, la dernière ayant été ouverte en 2009, au niveau de l'esplanade de la Cité Internationale. Des événements divers, films, théâtre, expositions ou autres en font un haut lieu de la culture lyonnaise. Le jardin zoologique de Lyon prend place en son sein.

 

Historique

Avant le parc

En 1530, les terrains constituant l'actuel parc sont la propriété de la famille Lambert, et le lieu porte déjà le nom de « Tête d'or ». En 1662, une pièce d'archives mentionne le domaine de appelé Grange Lambert, possession de l'Hôtel Dieu ainsi héritier universel de Catherine Lambert. Le nom de « Tête d'or » provient d'une légende selon laquelle un trésor avec une tête de Christ en or faisant partie d'un butin aurait été enfoui à cet endroit par des barbares ou des croisés. Le domaine était alors une zone inondable constituée de lônes, bras morts du Rhône, et de brotteaux (marécages en lyonnais). Il le restera jusqu'à la création du parc.

La genèse d'un parc urbain

Dès 1812 un parc urbain à Lyon est en projet. Divers lieux sont envisagés, comme la Presqu'île ou la colline de Fourvière, puis finalement, les terrains actuels, appartenant en grande partie aux Hospices civils de Lyon sont choisis En 1845, l'architecte Christophe Bonnet présente dans le cadre de son embellissement de la Guillotière un projet de parc urbain à l'emplacement du parc actuel : « Pour satisfaire les besoins pressants d'une grande population, j'ai transformé les atterrissements et les broussailles de la Tête-d'Or en un bois planté à l'instar de celui du bois de Boulogne ». Cette idée fera son chemin puisqu'elle est reprise dans son principe par le préfet (et maire de 1853 à 1864) Claude-Marius Vaïsse qui souhaite créer un parc afin de « donner la nature à ceux qui n'en ont pas ». En 1856, le terrain est acheté aux Hospices Civils de Lyon. Les travaux du parc commencent dès 1856, sous la direction des paysagistes suisses Denis et Eugène Bühler et de l'ingénieur Gustave Bonnet, et durent cinq années. Le parc est ouvert dès 1857, même si à cette période l'ensemble des travaux ne sont pas encore achevés. Il est situé au nord du quartier des Brotteaux et borde le Rhône. Une digue est construite entre autres avec la terre du creusement du lac, permettant de rendre non-inondables de vastes terrains, transformés en parc.

Un nouveau parc urbain

  • 1857 : à l'origine, le jardin botanique de Lyon est issu d'un décret de 1794 de la Convention nationale qui oblige la création d'Écoles centrales pour les villes de plus de 300 000 habitants. Ces écoles doivent enseigner les sciences, les lettres et les arts. Elles doivent être accompagnées d'un cabinet d'histoire naturelle et d'un jardin des plantes. C'est ainsi que Jean-Emmanuel Gilibert, alors maire de Lyon, fait appliquer le décret dans sa ville et crée le Jardin des plantes sur les pentes de la Croix-Rousse. Achevé en 1804 dans le clos du Couvent de la Déserte, le jardin botanique trop à l'étroit est transféré au parc en 1857. Il est alors riche de plus de 4 000 plantes. Le jardin est placé à l'est du parc pour ne pas compromettre les perspectives du parc et casser l'effet que produit la grande pelouse centrale, au sud du lac. On aménage un terrain pour les cultures expérimentales, pour les graminées, les arbres fruitiers et les plantes médicinales. Aujourd'hui réparties sur sept hectares, les collections du jardin botanique sont aussi riches que celle du Muséum national d'histoire naturelle à Paris8. Au début du XIXe siècle, des fouilles furent entreprises pour retrouver le trésor de la tête d'or. Les recherches ne cessèrent qu'en 1860, et aucun trésor ne fut trouvé.

  • 1859 : l'orangerie est déplacée du Jardin des plantes sur les pentes de la Croix-Rousse au nouveau parc.

  • 1861 : création d'une activité de canotage sur le lac. Dès cette année-là, le parc offre des espaces consacrés à la présentation des animaux. Le plan des frères Bühler comporte des mentions originales comme celle d’un parc aux moutons, d’un enclos des poules et d’un pâturage à vaches. Petit à petit, un parc zoologique est créé, par l'arrivée d'animaux exotiques, la construction puis la rénovation d'installations adaptées, la dernière en date étant la plaine africaine, inaugurée en octobre 2006.

  • 1865 : construction des grandes serres et de la serre des agaves par l'architecte Gustave Bonnet.

  • 1867 : le plan aquarelle du parc est présenté à l'Exposition universelle de Paris.

  • 1877 à 1880 : reconstruction des grandes serres.

  • 1881 : édification du monument des Légionnaires.

  • 1887 : édification de la serre Victoria, détruite en 1980.

  • 1894 : l'Exposition universelle, internationale et coloniale se déroule sur le site du parc de la Tête d'or. Par la loi du 28 août 1884, les forts de la Tête-d'Or et des Charpennes sont rasés pour la création du boulevard du Nord, aujourd'hui boulevard des Belges. Le chalet des gardes, le chalet et le vélodrome sont construits. Cette année-là, la partie villeurbannaise du parc Le Parc de la Tête d'or est annexée par la ville de Lyon : le parc reste longtemps partagé entre Lyon et Villeurbanne, la frontière entre les deux communes traversant le parc de part en part. Les disputes et rivalités étaient incessantes entre les deux communes à propos des dépenses et des recettes du parc. C’est Jean Casimir-Perier, président sous la IIIe République (27 juin 1894-15 janvier 1895), qui promulguera le 17 décembre 1894, la loi prononçant l’annexion au 6e arrondissement de Lyon, de la partie du parc située sur le territoire de Villeurbanne.

  • 1896 à 1898 : la ville souhaite réaliser une clôture afin de protéger le parc et d'empêcher les fraudeurs d'introduire des marchandises cachées par l'écran végétal car le parc se situe alors en limite de l'octroi. Le 5 novembre 1896 est décidée la construction de la clôture composée d'un muret de béton surmonté d'une grille en fer. Une vive opposition nait contre l'idée d'une clôture : le 17 novembre 1898 la grille est arrachée sur plus de trois cents mètres. Les travaux s'achèvent par la pose de grilles aux trois entrées : porte Tête-d'Or, porte Montgolfier et celle de l'entrée principale des Légionnaires, désormais porte des Enfants du Rhône. Cette dernière fait l'objet d'un concours lancé en 1898, remporté par Charles Meysson. La porte est réalisée par l'entreprise lyonnaise Jean Bernard. Mesurant trente-deux mètres de longueur, la grille comporte deux pylônes en pierre de Villeboy. La porte centrale mesure onze mètres de hauteur. L'ensemble de la porte pèse onze tonnes.

  • 1899 : construction des serres de collections, des cultures et des palmiers.

  • 1901 : construction des pavillons de la porte de la Tête d'or.

  • 1904 : construction de la vacherie par l'architecte Tony Garnier. Celle-ci déménage à Cibeins en 1914.

  • 1913 : construction d'un embarcadère sur le lac.

  • 1917 : inauguration des nouvelles cages aux lions.

  • 1932 : le souterrain reliant l'Île aux Cygnes à la berge est inauguré.

  • 1961 à 1964 : création de la nouvelle roseraie.

  • 1964 : création de l'enclos aux éléphants.

  • 1968 : construction du pavillon des girafes. Aujourd'hui vide après le déménagement des girafes dans leur nouvel enclos, dans l'écrin de la plaine africaine.

  • 1981 : le 2 décembre, une portée exceptionnelle de 25 anacondas a vu le jour au parc.

  • 1984 : le 11 avril, une lionne nommée Sonia oblige, à la suite d'une dispute, son compagnon Sultan à se jeter à l'eau dans le bassin de leur enclos. Pendant 2 heures, Sultan essaie de regagner la berge par l'escalier prévu à cet effet, mais Sonia l'en empêche. Sultan meurt noyé.

  • 1989 : création de l'Espace droits de l'homme dans la partie nord du parc : des monolithes dressés qui comportent le texte de la déclaration.

  • 1991 : projet d'aménagement d'une nouvelle entrée face à la Cité internationale de Lyon. Il est réalisé 10 ans après, à côté de la grotte en rocaille du ruisseau « source » du lac. (Celui qui aboutit par le Pont Suisse).

  • 1995 : le 27 septembre, une tigresse s'échappa de sa cage. Le parc fut évacué, le fauve a été retrouvé terré sous un buisson, sans doute effrayé par la foule.

  • 2000 (à partir de -) : reprise de l'arboretum dans tout le parc, abattage de nombreux arbres vieux qui n'avaient pas été remplacés en continuité du temps et devenus dangereux.

  • 2006 à 2007 : création de la plaine africaine dans le parc zoologique.

  • 2011 : recréation de tous les édicules sanitaires dans une architecture moderne « bois et béton », dont un édicule particulier de traitement écologique de retour à la nature des excréments.

  • 2013 : première naissance d'un zèbre de montagne de Hartmann le 28 octobre 2013.

Plan

Le parc fut modelé à l'anglaise, avec de grandes étendues gazonnées et un relief ondulé. Il a une forme triangulaire. Il est bordé par une digue qui le sépare du Rhône avec dessus une promenade le long du Parc de la Tête d'or qui rejoint au jardin de l’Amphithéâtre salle 3000 du Palais des congrès de Lyon une autre promenade le long du Rhône. Le Parc de la Tête d'or est bordé côté Est par la voie ferrée surélevée historique Lyon - Genève

aboutissant à la gare des Brotteaux.

Le parc est bordé côté Sud par les villas « chic » du Boulevard des Belges qui toutes ont une servitude d'accès en fond de leur jardin sur le Parc par des petits portillons.

Une petite vallée alpine arborée, un belvédère, un lac central, une grande pelouse, un petit bois, des jardins instructifs ( jardin botanique, jardin zoologique ) et des aires de jeux structurent le parc. Le parc contient aussi quatre roseraies, une grande serre avec de plus petites, et un vélodrome.

Lac

Un lac de seize hectares est situé dans le parc. Il reçoit actuellement son eau par un puisage dans la nappe du Rhône. Dans la partie nord du lac émergent deux îles arborées, l’île des Tamaris, seulement accessible en barque, et l’île du Souvenir sur laquelle est érigé un mémorial en forme de quadrilatère. Anciennement appelée île des cygnes, elle a été transformée sur les plans de l'architecte lyonnais Tony Garnier et du sculpteur Jean-Baptiste Larrivé grand prix de Rome en 1904, afin d'honorer les militaires morts au combat. Les noms des soldats sont gravés sur les pans extérieurs des murs. Ces gravures ont été rénovées après 2003. Un couloir souterrain permet d'accéder à cette île, l'escalier qui y mène plongeant littéralement sous le lac.

Sur les abords du lac existent deux autres « îles » qui ne font pas réellement partie du lac :

  • l'île Gandhi et ses passerelles au style exotique et pittoresque ;

  • la Grande île constituée par le site arboré du vélodrome et son Belvédère : un bras d'eau en fait le tour franchissable d'un côté par un pont rocaille, de l'autre par le Pont Suisse, un pont couvert.

Parc zoologique

Article détaillé : Jardin zoologique de Lyon.

Le parc zoologique a été créé en même temps que le parc. Au début, on a constitué une ferme à vocation pédagogique suivant les directives données par l'État, avec quelques animaux sauvages locaux, mais peu à peu, les aménagements se multiplient pour accueillir de nouveaux pensionnaires et le parc se transforme en véritable parc zoologique.

Le zoo accueille maintenant des animaux venus du monde entier. Il s'étend sur plus de 6 hectares. Une collaboration scientifique le réunit depuis longtemps à l'école vétérinaire de Lyon.

En octobre 2006, pour la restructuration complète du zoo le parc inaugure une plaine africaine, où les paysagistes et les architectes ont respecté la visibilité exigée pour le public dans le respect des animaux en fondant les enclos dans le décor. C'est un espace où 130 animaux différents - certains appartenant à des espèces rares et protégées - cohabitent sur 2,5 hectares.

Vélodrome Georges-Préveral

Le vélodrome est créé en 1894, à l'occasion de l'exposition universelle se déroulant, cette année-là, dans le parc. Des courses s'y déroulent pour exposer les derniers modèles de bicyclettes. Pourtant, en 1909, Édouard Herriot, alors maire de Lyon, fait voter la transformation du vélodrome en terrain de jeu, afin d'éviter d'importantes dépenses nécessaires à sa réhabilitation. Le vélodrome survivra et sera finalement rénové en 1934.

Il connaît de grands moments, comme les championnats du monde de 1989, à l'occasion duquel il est complètement réhabilité. Jeannie Longo y remporte deux titres de championne du monde, en poursuite et à la course aux points.

Trois clubs y sont installés, et des compétitions s'y déroulent périodiquement. Les championnats Rhône-Alpes de cyclisme sur piste

y sont organisés chaque année.

Les écoles de l'agglomération profitent de cette infrastructure pour faire de l'initiation et utilisent également le plateau central, aménagé d'une piste d'athlétisme et d'un terrain de sport permettant la pratique du handball, du basket-ball et du volley-ball, pour les cours d'éducation physique.

La piste en béton, d'une longueur de 333,33 mètres avec des virages inclinés de 43° au maximum, est homologuée par l'union cycliste internationale (UCI) pour l'organisation de compétitions internationales.

Roseraies

Leur origine est dans le don fait en 1805 par Joséphine de Beauharnais d'une collection de ses rosiers.

Le parc contient 3 roseraies

  • la roseraie « historique » du Jardin botanique, créée en 1980 sur 1 600 m2 avec 570 variétés, et permettant de retracer l'histoire de la culture des roses. Elle a été restaurée et inaugurée en 2015 et présentent 3 grands massifs, l'un consacré aux rosiers européens (galliques) le second aux rosiers asiatiques et le derniers aux hybrides modernes.;

  • la roseraie d'étude et de concours qui a pris la place de l'ancienne roseraie : elle abrite de nouvelles variétés, et, chaque année, le jury attribue le prix de la plus belle rose de France ;

  • la nouvelle roseraie internationale inaugurée en 1964 comprenant 60 000 rosiers représentant les 320 variétés les plus fréquentes en France et à l'étranger. Elle s'étend sur 5 hectares.

C'est le siège de la Société française des roses.

Jardin botanique

Environ 15 000 plantes y sont répertoriées, ce qui en fait un des jardins botaniques les plus riches d'Europe et le premier jardin municipal de France. Il attire des spécialistes du monde entier. (À horaires d'ouverture qui lui sont propres). À part les serres hors enceinte, il comporte deux enclos jointifs : le Jardin Alpin, le Jardin Botanique. Le public peut suivre des visites commentées ou des ateliers à destination des adultes ou des enfants, animées par le service médiation du Jardin botanique. Ces animations sont destinées à découvrir le monde des plantes.

Serres

 

Malgré leur situation et leurs horaires d'accès particuliers, les serres font partie intégrante du jardin botanique au sens large. L'orangerie par contre, serre historique de pierre, n'en fait plus partie. Il y eut d'abord des serres en bois, mais elles résistèrent mal à l'humidité de l'air intérieur. De nouvelles serres sont construites en 1880 sous la direction de Théodore Domenget, nouveau directeur de la voirie. Ce sont des bâtiments remarquables, et leur architecture tout en fer et verre est très représentative du XIXe siècle.

♦ Hors de l'enclos du jardin botanique :

  • Les grandes serres ( trois serres accotées) avec des plantes tropicales (restaurées en 1970 et de 1997 à 2000).

  • Les petites serres chaudes avec les orchidées et les fougères.

  • Les petites serres froides abritant les plantes à fleurs horticoles.

  • La serre chaude dédiée à la végétation de Madagascar en 2008 avec mise en situation pour le visiteur (reproduction de la latérite avec de la brique pilée).

♦ Dans l'enclos du jardin botanique :

  • La serre aquarium avec le fameux nénuphar d'Amazonie dont les feuilles atteignent 1,50 m de diamètre.

  • La serre hollandaise avec ses plantes carnivores.

Les serres ont une surface totale de 6 500 m2, ce qui en fait le plus grand ensemble de France, et elles permettent de préserver environ 6 000 variétés de plantes.

Autres lieux

 

  • Le monument aux morts « Aux enfants du Rhône défenseurs de la Patrie », commémorant les soldats du Rhône tués lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871 à la Porte des Enfants du Rhône : elle a une grille en fer forgé fabriquée dans le style du XVIIIe siècle, réalisée en 1900-1901, recouverte en partie de feuilles d'or. À l'origine, le parc n'était pas fermé, et c'est à la fin du XIXe siècle que des grilles ont été ajoutées aux entrées du parc.

  • La porte du Lycée, avenue Verguin.

  • Sculpture « La Centauresse et le Faune », bronze de Courtet, réalisée en 1849 et installée près de la Porte des Enfants du Rhône.

  • Sculpture « Ensemble pour la Paix et la Justice », composition en bronze, réalisée par Xavier de la Fraissinette. Installée en 1996 à l'occasion du Sommet du G7 1996.

  • Le grand manège dans le parc des jeux pour enfants. Il date de 1895. « Le Limonaire » est un véritable orgue à cartons perforés 51 touches Gavioli de 1908. Toutes les figures sur lesquelles les enfants s'assoient, ont été réalisées et peintes à la main.

  • L'orangerie. Elle a été transportée pierre par pierre depuis l'emplacement de l'ancien jardin botanique à la Croix-Rousse pour être reconstruite dans le parc. Elle reçoit des expositions sur tous les thèmes possibles (artistiques ou non artistiques) faites par des personnes ou des collectifs.

  • La ferme Lambert est toujours visible aujourd'hui comme à l'époque de la construction du parc.

  • Le colombier.

Informations diverses

Les arbres

 

Le parc compte plus de 8 800 arbres, dont 36,5 % de résineux, 61,0 % de feuillus, 2,5 % d'essences rares. Certains sont remarquables : l'on trouvera en particulier des platanes atteignant 40 mètres de hauteur, des cèdres du Liban, des tulipiers de Virginie, des ginkgos biloba, des cyprès chauves et des séquoias géants. Pour promouvoir ce patrimoine naturel, un guide-promenade des arbres remarquables a été spécialement édité ; il est disponible à l'accueil du parc.

Quelques chiffres

  • 170 m d'altitude

  • Température moyenne annuelle : 11,4 °C

  • Température moyenne en janvier : 2,4 °C

  • Température moyenne en juillet : 20,6 °C

  • Pluviosité : 828 mm par an

  • 62 jours de gel par an

  • plus de 3 000 000 visiteurs par an

  • jusqu'à 65 000 visiteurs les jours d'affluence

Accès

Le parc possède sept entrées dont la plus remarquable est la « porte des Enfants du Rhône » à l'angle sud-ouest. Les autres portes sont dans le sens horaire : la « porte de la Roseraie », la « porte du Musée d'art contemporain », la « porte des Congrès », la « porte Nord », la « porte de la Voute », la « porte du Lycée du parc » et la « porte de Tête d'or ».

L'entrée est libre sur la totalité du parc, y compris pour le jardin zoologique. Néanmoins pas d'accès ordinaire du public au vélodrome.

Le parc ouvre le matin à 6h30 toute l'année, mais ferme à 20h30 pour les horaires d'hiver (du 15 octobre au 14 avril) et à 22h30 pour les horaires d'été (du 15 avril au 14 octobre). Des horaires particuliers sont appliqués pour le jardin botanique et le jardin zoologique.

Sauf à la « porte de la roseraie », à la « porte de l'esplanade de la Cité Internationale », sauf pour l'accès au Jardin Alpin et à l'Île du Souvenir, la circulation des fauteuils roulants des personnes à mobilité réduite est prévue sur tout le parc (y compris les serres, le jardin botanique et le zoo). Un accès pour leur automobile ou minibus est prévu au parc de stationnement intérieur vers le restaurant du lac près de la porte sous voûte de Villeurbanne, des places leur sont dédiées (le stationnement est autorisé dans ce parc sur la période repas pour les clients du restaurant commandant un repas exclusivement). Un accès par cette porte sous voûte se fait aussi pour les autocars rejoignant leur aire de stationnement propre, vers les jeux de boules. Pour ces groupes, une prairie pour pique-nique et rassemblement est aménagée.

Les vélos sont autorisés à circuler dans les grandes allées, depuis 2009, en cohérence avec l'implantation du système de location de vélos Vélo'v (les périodes d'autorisation dans la journée a fluctué dans l'histoire du parc).

Les patineurs à roulettes sont « tolérés » en se cantonnant dans le secteur Nord, vers l'Espace droits de l'homme.

Les voiturettes à poneys pour enfants se situent dans Le Bois.

Pour mémoire, la circulation autorisée des chevaux montés de cavaliers dans les grandes allées du parc se termine dans les années 1970 : les haras des loueurs étaient situés au quartier de La Doua de l'autre côté de la voie de chemin de fer, à Villeurbanne.

Note : À l'origine, le parc est ouvert aux automobiles, mais les accidents y sont fréquents. Pour mieux identifier le véhicule en cause, on décide en 1891 de les numéroter, en demandant aux propriétaires d'écrire le numéro de manière lisible sur leur voiture. À ses débuts, la plaque était temporaire : on la prenait à l’entrée du parc pour la restituer à la sortie. Mais le dispositif s’impose bientôt à toute la ville, et chaque voiture lyonnaise reçoit son numéro fixe. C'est le premier système d'immatriculation du monde.

Commerces et services

Le parc accueille des espaces commerciaux et des services : le théâtre de Guignol, un bassin avec des bateaux pour enfants nommé Le petit Lac, un petit train touristique sur fer autour du vélodrome, un petit train sur pneu dit « le lézard », un mini-golf, une zone de promenade pour les poneys accueillant des enfants, un boulodrome, un stand de pêche aux canards, deux manèges, un port à pédalo, deux restaurants et deux buvettes et plusieurs autres stands de crêpes et gaufres, barbe à papa, et confiserie.

Le parc de Tête d'or à l'écran

Le parc de Tête d'or a servi de décor à quelques films ou téléfilms :

  • L'Horloger de Saint-Paul (1974), film de Bertrand Tavernier.

  • Tout va bien, on s'en va (2000), film de Claude Mouriéras.

  • Jean Moulin (2001), téléfilm d'Yves Boisset.

  • Détrompez-vous (2007), film de Bruno Dega.

  • Les Adoptés (2011), film de Mélanie Laurent.

  • Pour une femme (2012), film de Diane Kurys.

  • Disparue (2015), mini-série.

 

 

Le site


08/08/2017
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Village des tortues

Village des tortues

 

Le Village des tortues est un parc animalier de dix hectares situé à Carnoules, au pied du massif des Maures.

 

Explication de la physiologie des tortues par un guide bénévole du village

Le lieu a été créé en mai 1988 par l'association SOPTOM (Station d'observation et de protection des tortues et de leurs milieux) afin d'œuvrer à la protection de la tortue d'Hermann. Le lieu accueille maintenant divers équipements tel que la clinique des tortues, les écloseries, les nurseries ou divers enclos.

Dans le cadre d'un programme scientifique rigoureux,, l'association élève des tortues d'Hermann, en vue de la réintroduction en milieu naturel. Outre cette tortue terrestre autochtone, l'association protège aussi une tortue aquatique autochtone, la cistude.

Elle a recueilli aussi au fil des ans un grand nombre de tortues exotiques, souvent issues des saisies des douanes, qui constituent une attraction touriste majeure du lieu. Ces animaux constituent un élément important de la politique d'information et de sensibilisation menée par la SOPTOM.

Le lieu accueille plus de 2 500 tortues qui y sont soignées, élevées, puis remises dans la nature afin de sauver certaines espèces menacées par l'urbanisation et les incendies qui réduisent son habitat.

 

 

 

LE VILLAGE DES TORTUES - CARNOULES


07/08/2017
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Comment sont fabriquées les boules de pétanque ?

Comment sont fabriquées les boules de pétanque ?

 

La première boule de pétanque serait née en 1927. Fabriquée en acier, elle devait remplacer son ancêtre en bois clouté.

Si le processus de fabrication est resté quasiment identique depuis, les matériaux et les technologies utilisés sont eux devenus plus modernes offrant des boules de pétanque de meilleure qualité.

Découvrez comment sont fabriquées aujourd’hui les boules de pétanque.

Fabrication d’une boule de pétanque

Préparation

fabrication-boule-petanque

1. On découpe dans une barre d’acier cylindrique des petits tronçons que l’on appelle lopins.

2. On aplatit ces lopins grâce à des presses de 800 T chauffées à plus de 1 000 °C.

3. On emboutit ensuite ces disques afin d’obtenir des demi-sphères.

4. On assemble les demi-sphères par soudure.

5. On place les boules sur un tour qui leur apportera leur forme parfaitement sphérique.

6. On réalise si besoin les stries, les marquages et poinçonnages.

Cuisson

1. On chauffe les boules obtenues dans un four spécial : entre 30 et 35 min à 850 °C pour les boules en acier-carbone, à 960 °C pour les boules en acier inoxydable.

2. On trempe ensuite les boules afin d’obtenir le diamètre et le poids désiré.

Les boules en acier-carbone  sont trempées dans un bain d’eau froide salée. Les boules en inox sont elles trempées dans un bain d’huile. Ce trempage déterminera la dureté de la boule.

3. On chauffe à nouveau les boules entre 260 et 450 °C pour leur apporter de la souplesse qui réduira les rebonds et le recul lors de l’impact sur le sol.

Finition

1. On polit les boules afin d’éliminer les imperfections issues des étapes précédentes.

2. Les boules en acier-inox sont brossées pendant que les boules en acier-carbone sont vernies afin de les protéger de l’oxydation.

3. Les boules sont ensuite contrôlées afin de vérifier leur équilibrage : poids, dureté, diamètre, etc.

 

 


30/07/2017
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Parfumerie à Grasse

Parfumerie à Grasse

 

 

Les savoir-faire liés à la parfumerie sont particulièrement présents dans la ville de Grasse et ses envions (Alpes-Maritimes, région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Ces savoirs sont constitués d’un ensemble de pratiques comprenant la culture de la plante à parfum, les connaissances des matières premières naturelles et leurs transformations, et enfin l’art de composer le parfum.

Les savoir-faire liés au parfum en pays de Grasse font l’objet d’une fiche à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France

Historique

Grasse est à l’origine renommée pour la tannerie et la ganterie[réf. souhaitée]. Au Moyen Âge, les cuirs de Grasse partaient dans toute l’Europe. Mais les méthodes de tannage sont alors très malodorantes. En effet, on utilise souvent les excréments ou l’urine pour tanner le cuir. C’est pourquoi les nobles se plaignent constamment de l’odeur de leurs gants, jusqu’au jour où un artisan décide de plonger ses réalisations dans des essences parfumées. Dès le XVIe siècle, les gants seront parfumés et la compétence de parfumeur va se développer dans le pays de Grasse. Le territoire est particulièrement propice au commerce du parfum naissant. En effet, il y pousse beaucoup de plantes très odorantes. Les paysans vont se mettre à distiller leurs plantes eux-mêmes pour en revendre l’essence et compléter leurs revenus. Parmi ces plantes, on retrouve l’oranger, la lavande, le cassier, le myrte et le lentisque pistachier. Au XVIIe siècle, de nouvelles plantes sont cultivées. Elles sont souvent importées, comme le jasmin, venu d’Inde, ou la tubéreuse, venue d’Italie. La rose de parfumerie commence à être cultivée à cette époque également. Au XVIIIe siècle, le travail du cuir et la ganterie sont abandonnés au profit de la parfumerie seule. Le savoir-faire particulier des parfumeurs de Grasse est dès lors renommé. Au XIXe siècle, les environs de Grasse se transforment en un immense jardin fleuri et le nombre de parfumeurs explosent. Chacun forme ses « nez » de Grasse, ceux qui vont sélectionner les meilleures senteurs et les associer pour créer de nouveaux parfums. À la fin du XIXe siècle cependant, face à la concurrence mondiale, la culture du parfum à Grasse est en difficulté et le risque de voir le savoir-faire se perdre est menaçant. Mais les producteurs s’allièrent en coopérative et en associations et la tradition de la parfumerie à Grasse put survivre.

Savoir-faire

Le savoir-faire lié au parfum à Grasse regroupe en fait plusieurs compétences : la culture des plantes à parfum et la connaissance des produits et des outils nécessaires à la transformation en parfum.

Culture de la plante à parfum

La culture de la plante à parfum requiert des connaissances particulières dans différents domaines. Il faut tout d’abord maitriser le sol de la région, mais aussi connaitre le climat. Il faut maitriser des compétences botaniques, mais aussi des techniques spécifiques pour le greffage de certaines plantes. Enfin, la connaissance des matières premières, les différentes fleurs, est indispensable, qu’elles soient fraiches ou sèches (fleurs importées). Deux métiers sont particulièrement liés à cette étape de culture, les cultivateurs et les cueilleurs. Les plantes concernées sont majoritairement les fleurs emblématiques du pays de Grasse (jasmin, rose de mai et tubéreuse), mais aussi la violette, la fleur d'oranger, le mimosa et l’iris.

Transformation des matières premières

La transformation de la matière première est une étape importante pour l’élaboration d’un futur parfum. Il s’agit ici de tirer les essences odorantes des fleurs cultivées. C’est donc une étape obligatoire pour la suite du processus d’élaboration de parfum. La transformation est aujourd’hui artisanale ou industrielle. Cette étape implique également de connaitre à la fois la matière traitée mais aussi les outils utilisés pour l’extraction des essences : l’alambic ou les ballons de verre soufflés par exemple. Il existe plusieurs techniques de transformations, parmi lesquelles l’enfleurage, l’hydrodistillation, l’extraction par solvants volatils ou l’éco-extraction. Toutes ces techniques sont maitrisées par plusieurs corps de métiers, les distillateurs, les évaluateurs, les laborantins, les parfumeurs, les chaudronniers ou encore les souffleurs de verre.

Composition du parfum

L’art de composer le parfum arrive à la fin de la longue chaine des savoir-faire relatifs à la parfumerie, mais c’est non moins l’une des étapes les plus importantes[réf. nécessaire] de processus de transformation de la plante au mélange parfumé. Il s’agit de construire une véritable architecture olfactive, trouver des compositions d’essences. Il faut bien connaitre les différentes senteurs pour savoir les assembler. Ces compétences sont propres aux « nez », nom donnés aux compositeurs de parfum. Il reste malgré tout un fort lien entre la première étape de la culture de la plante et de son entrée dans une composition puisque les « nez » suivent souvent les étapes de la culture et de la transformation de la plante dès sa naissance.

L'apprentissage et la transmission

Pour perpétuer ce savoir-faire particulier à la ville de Grasse, des institutions plus ou moins anciennes s’attachent à assurer leurs transmissions par différents moyens. On peut relever par exemple des écoles comme le Grasse Institut of Perfumery, les écoles internes aux usines et entreprises (École Robertet par exemple), l’Institut de chimie de Nice (ICN) UMR UNS/CNRS 7272 de l’université Sophia Antipolis, le Pôle d’excellence du végétal de Grasse, le Laboratoire d’anthropologie et de psychologie cognitive et sociale de l’université Sophia Antipolis, des établissements spécialisés comme l’ESAT de la Mas (Maison d’accueil spécialisée) Saint-Antoine, le Service Médiation au musée international de la parfumerie, mais aussi des lieux de conservation comme la Bibliothèque patrimoniale de Grasse ou encore l’Osmothèque, des acteurs de la transmission comme la Maison du patrimoine à Grasse. La transmission familiale joue également un grand rôle.

 

France2 - Visites privées : "En quête de parfums" from Ville de Grasse on Vimeo.


25/07/2017
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La fête nationale du 14 juillet

La fête nationale du 14 juillet

 

 

Chaque année depuis 1880, la République fête la Nation au milieu du mois de juillet. Que célèbre-t-elle exactement ? Comment la journée a-t-elle été choisie ? Quels en sont les enjeux ? Elle se construit sur le souvenir et la signification de deux événements révolutionnaires qui placent le peuple au cœur de l'action, à la fois acteur et objet, sujet et finalité. Cependant les faits portent leur propre histoire et interprétation, et font de la mémoire collective autour du 14 juillet, une reconstruction.

Le 14 juillet 1789, la prise de la Bastille, de l'événement au mythe.

L'élévation au rang d'événement fondateur donne au 14 juillet 1789 une place singulière dans la mémoire nationale. Evénement révolutionnaire ou révolte d'Ancien Régime ? La Bastille occupe une place particulière dans l'imaginaire populaire qui contribue à la nature même de l'événement et à son interprétation. Forteresse, prison symbole de l'arbitraire royal en matière de justice, forteresse militarisée tournée vers la capitale, lieu de révolte potentiel, notamment le faubourg Saint Antoine, lieu des supplices les moins avouables dont auraient été victimes des condamnés non identifiables tant en nombre qu'en nom, mouroir sans retour possible vers la société des hommes, symbole de la tyrannie, la liste est longue des caractères de ce bastion érigé à partir du roi Charles V et qui avait perdu depuis longtemps son statut de prison. Lors de l'ouverture de la forteresse conquise ou simplement remise suite à la reddition de sa garnison, le peuple de Paris n'y trouva semble-t-il que sept prisonniers, dont quatre faussaires.

L'événement connut en réalité deux réussites : l'une répond aux objectifs du peuple venu l'assiéger, l'autre à sa postérité. L'événement est une réaction populaire à la situation de crainte provoquée par la présence de troupes autour de la capitale. Le peuple de Paris forme une milice assez conséquente estimée à plus de 40 000 hommes. Le 12 juillet, un dimanche, le renvoi de Necker est connu à Paris qui entre en émoi, non par sympathie pour le ministre, mais par crainte d'un retour en force de l'autorité royale. Camille Desmoulins harangue la foule au Palais Royal pour l'inciter à se défendre. Des manifestations spontanées dans les rues soutiennent Necker et l'intervention d'un régiment allemand aux Tuileries fait des blessés. Les soucis alimentaires de la ville entretiennent la crainte, l'émotion au sens moderne du terme. Le lendemain matin, très tôt, des barrières d'octroi sont incendiées, le couvent Saint Lazare est pillé car soupçonné d'abriter du grain. A l'Hôtel de Ville dans la matinée, des électeurs de la ville de Paris dirigés par le prévôt des marchands, Jacques de Flesselles, créent un comité permanent et une milice, avec comme signe distinctif une cocarde rouge et bleue, couleurs de la ville. Mais cette milice n'est pas armée : des lieux de détentions d'armes sont pillés, des piques sont forgées. Demande est faite au gouverneur des Invalides de livrer les armes : il refuse.

 

Prise de la Bastille le 14 juillet 1789, collection De Vinck (XVIIIe siècle)

 

Au matin du 14, la foule se rend aux Invalides pour exiger l'accès aux armes. Les troupes présentes sur le Champ de Mars font savoir qu'elles ne marcheront pas sur les Parisiens qui s'emparent alors des Invalides, y trouvent trente mille fusils et douze canons. Il ne manque plus que la poudre et les balles. Une première puis une deuxième délégations des électeurs de la ville de Paris sont reçues par le gouverneur Launay à la Bastille mais n'obtiennent ni poudre, ni balles, alors qu'en fin de matinée la foule commence à se masser devant la forteresse. Vers 13 heures 30, les défenseurs de la Bastille, des invalides, répondant aux ordres de Launay, ouvrent une première fois le feu sur la foule. Une troisième et une quatrième délégations se rendent à la Bastille sans plus de succès. A partir de 15 heures 30, cinq canons pris le matin aux Invalides sont placés devant la Bastille par des gardes-françaises. Vers dix-sept heures, la garnison de la Bastille se rend avec la promesse d'être bien traitée, la foule s'empare de la Bastille, y prend la poudre qu'elle était venue chercher et libère quelques prisonniers. Une centaine de Parisiens a été tuée pendant la journée. Sur le chemin de l'Hôtel de ville où la garnison désormais prisonnière doit être emmenée, le gouverneur Launay est tué, sa tête tranchée au canif par un jeune boucher, le prévôt des marchands est lui aussi assassiné au motif de traîtrise, les archives de la Bastille sont pillées. Dans une danse macabre, les têtes sont promenées dans Paris jusqu'au Palais Royal. En fin de journée, ignorant encore l'épisode de la prise de la Bastille, Louis XVI a ordonné le retrait des troupes. Le roi n'apprend l'événement qu'à son réveil le lendemain matin, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt laisse ce mot devenu célèbre « Non, Sire, c'est une révolution »...

Le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération, l'union de la Nation.

Le 15 juillet 1789, Louis XVI nomme La Fayette commandant de la garde parisienne créée pour canaliser les mouvements populaires et assurer la protection des Parisiens. Des milices de citoyens se créent dans chaque ville sur le modèle de la garde nationale de Paris pour lutter contre toute menace, notamment pendant la Grande Peur. Des fédérations locales, régionales de gardes nationales se sont constituées dans le sud de la France dès le mois d'août 1789. Elles se répandent dans le reste du pays. La Fayette incite à organiser pour le premier anniversaire de la prise de la Bastille une fête nationale célébrant cette fédération, proposition acceptée par l'Assemblée. L'Assemblée veut que cette commémoration du 14 juillet soit une fête l'unité de tous les Français.

Le théâtre de la fête est le Champ de mars, aménagé à partir du 1er juillet par de nombreux ouvriers, notamment de terrassement pour créer un cirque à l'antique, dont la capacité est estimé à cent mille places. Au centre, est érigé un autel, dédié à la Patrie, base d'un culte civique. La préparation du lieu vit la participation de représentants des différents groupes sociaux. La légende veut que Louis XVI, lui-même, y assistât.Les fédérés venus de toutes les provinces, complétés par les fédérés parisiens, estimés quant à eux à cent mille, défilent avec leurs drapeaux montrant l'union de la Nation à travers ceux qui la défendent. Des éléments constitutifs des 14 juillet modernes naissent sans doute en cette occasion. Le roi est placé sous un chapiteau adossé à l'Ecole militaire, sur la droite de la toile. Face à lui, un arc de triomphe clôt l'autre extrémité du Champ de mars, ouvrant sur la Seine. Une messe est célébrée par Talleyrand, avec trois cents prêtres, puis une prestation de serment. Le marquis de La Fayette (arrivant sur un cheval blanc) au nom des gardes fédérés prononce celui de la garde nationale. Fidélité à la Nation, à la loi et au roi, engagement à maintenir la Constitution acceptée par le roi, protection de la sûreté des personnes sont le contenu essentiel de cette prestation. Le président de l'assemblée, Charles de Bonnay, prête serment pour l'ensemble des députés et de leurs électeurs. Les députés des quatre-vingt-trois départements assistent à la fête.Puis, Louis XVI intervient comme chef de l'exécutif pour prêter serment à la Constitution et s'engager à appliquer et respecter la loi. Un Te Deum fut donné. L'enthousiasme de la première fête de la fédération disparut lors de la suivante en 1791. La méfiance liée aux événements du printemps, la fuite à Varennes notamment, anima la célébration à laquelle l'assemblée ne s'associa pas ! Quelques jours plus tard la fusillade du Champ de mars envenima la situation. Par le 14 juillet 1789 la Révolution crée l'événement, par le 14 juillet 1790 elle crée l'expérience festive.

 

100 000 Parisiens au Champ-de-Mars pour la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790

Les célébrations du XIX° siècle épousent les enjeux et caractères des différents régimes politiques : fête de l'Empereur sous Napoléon, fête du roi sous la Restauration. Même la deuxième République n'osa reprendre le 14 juillet lui préférant le 22 septembre.

1880, Le 14 juillet devient fête nationale.

Les républicains ne contrôlent l'ensemble des institutions qu'à partir du début de l'année 1879. L'enracinement de la République s'affirme par un ensemble de symboles, la mise en place de rituels et de pratiques collectives. Ainsi, en 1880, les députés républicains sont-ils confrontés à la nécessité d'offrir à la Nation, une fête collective dont il faut fixer la date, organiser le contenu. Les événements révolutionnaires se transforment en mythes fondateurs. Le mythe inscrit le présent de la troisième République naissante dans une continuité historique. « Le drame de 1789 ne cesse de se rejouer » nous dit F. Furet... Alors quelle date choisir ? La place du peuple dans l'événement choisi doit être centrale pour les députés. Il doit avoir joué le rôle majeur, dans une démarche d'émancipation, d'affirmation de se souveraineté à la recherche de sa liberté, sans que la violence, notamment la violence gratuite faite aux corps n'ait été présente ou du moins déterminante. Entre 1789 et 1880 les dates possibles sont nombreuses. Si la révolution de 1830 offre les 27, 28 et 29 juillet, est-il possible de fêter la Nation par une date qui favorise l'arrivée au pouvoir des Orléanistes ? Bien sûr Louis Philippe a fait ériger la colonne de la Bastille en hommage à ces morts sur les lieux de 1789, mais cela suffit-il ?

La Révolution de 1848 apparaît comme une évidence au vieux socialiste Louis Blanc qui propose le 24 février, début des événements qui conduisent au suffrage universel, à l'abolition de l'esclavage, aux ateliers nationaux... Cependant l'élan généreux du printemps 1848, fondateur d'une république sociale, est stoppé par la répression des mouvements de juin et de juillet 1848, par le passage à une république conservatrice, puis au Second Empire.

La naissance de la République en 1870 ne reçoit spontanément aucun véritable soutien. Seule la date du 4 septembre eut pu recueillir les suffrages. Née dans la défaite des premiers jours de septembre, avec l'enjeu de la poursuite de la guerre, la République vaincue, dans un territoire occupé, passe assez rapidement entre les mains des conservateurs, avec une majorité monarchiste aux élections législatives de février 1871 et un long chemin de dix années pour la conquête des institutions par les républicains.

Décidément c'est bien la Révolution française qui doit fournir ce repère de la Nation. Le choix cependant ne s'impose nullement comme une évidence. Elle offre de nombreuses dates qui toutes soulèvent débat. Peuple acteur de son émancipation, démarche consensuelle, interdisent des dates comme le 9 thermidor (1794). La chute des Montagnards dans une conception partisane ne peut servir de point de ralliement à la nation toute entière d'autant plus que le courant contre-révolutionnaire est encore fort présent en 1880.

L'année 1792 avec la victoire de Valmy suivie immédiatement de la proclamation de la première République offrirait des potentialités intéressantes. Le 20, le 21 septembre permettraient une commémoration nationale placée en début d'année scolaire, après les vendanges, pour fédérer la Nation autour de la naissance du premier régime sans roi. Mais de fait, la violence du renversement de la monarchie le 10 août 1792, avec la prise des Tuileries, l'incarcération du roi, puis les massacres de septembre disqualifient rapidement ces dates. L'esprit de 1792-1793 évincé des possibles, l'année 1789 s'impose alors mais elle aussi avec une diversité de possibilités.

Les Républicains de 1880 voient d'un œil favorable le serment du Jeu de Paume, le 20 juin. Cependant le Tiers Etat prêtant serment ce jour, dans un élan fixé dans les mémoires collectives par le peintre David, est en fait composé essentiellement de bourgeois, élus lors des élections pour une assemblée qui s'inscrivait bel et bien dans les outils de gouvernement de la monarchie. De même le 5 mai, journée d'ouverture des états généraux n'est pas retenu.

 

La distribution des drapeaux, 14 juillet 1880 : le défilé. Gravure extraite de H. Barthélémy, La Guerre, Paris, Jules Rouff, vers 1880

Si l'on évacue de la liste les journées des 5 et 6 octobre au cours desquelles les femmes puis la garde nationale ramènent à Paris le « boulanger, la boulangère et les petits mitrons », il reste le 4 août. Un système social pluriséculaire s'écroule. La date est acceptée par une partie importante du monde politique. Cela suffit-il à fédérer la nation ? Les acteurs de cette décision prise dans la crainte de propagation du mouvement de la Grande Peur appartiennent aux groupes privilégiés. C'est la noblesse et le clergé par certains de leurs membres qui se libèrent de droits ancestraux. Certes le principe même de privilège comme base de l'organisation sociale disparaît sans souder pour autant la Nation. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août ne reçoit pas les suffrages de façon surprenante.

Alors le 14 juillet s'impose dans le débat. Certes il devient date de fête nationale par élimination des autres dates possibles. Cependant il ne faut pas en faire une victoire par défaut. Le 14 juillet remplit nombre de critères imposés : il s'agit bien d'une journée d'intervention du peuple français, en l'occurrence parisien dans le cadre de son émancipation, de la conquête de la liberté. Le peuple devient acteur de sa propre histoire. L'objet saisi par l'intervention du peuple représente bien l'arbitraire royal en matière de justice. Le choix des parlementaires s'inscrit dans un contexte intellectuel de mise en valeur de la date par les grands républicains, écrivains comme Hugo, historiens comme Michelet. Il rejoint donc des événements anciens des temps médiévaux et modernes comme éléments construisant la lutte contre l'Ancien régime. La Bastille symbolise au réel l'ensemble des formes d'arbitraire et de domination comme les discours républicains des années 1870 le rappellent avec toutes « ces bastilles à prendre ». L'année 1789 suffisait-elle ? La victoire du 14 juillet n'est-elle pas à trouver dans la double signification de la date. Au 14 juillet 1789 succède un 14 juillet 1790. La fête de la fédération atténue le caractère violent de la prise de la Bastille au profit d'une célébration modérée non de l'événement mais de la Nation fédérée, unie en une même fête, associant l'ensemble des parties pour un projet commun. Le choix d'une date à double acception reçoit les suffrages des républicains modérés, voire de certains orléanistes pour lesquels 1790 est un moindre mal. Pour les républicains triomphants, la journée du 14 juillet 1789 se suffit à elle-même comme valorisation du peuple héroïque sans porter en lui les travers des autres dates.

Les républicains opportunistes s'emparent d'une date particulièrement adaptée à leur démarche. Le peuple acteur n'a pas d'appartenance sociale marquée, il réunit l'ensemble de ceux que le système de privilège exclut et qui vers 1880 doivent encore combattre contre les contre-révolutionnaires à dominante monarchiste et cléricale. Le combat politique de la construction de la République peut être présenté comme la duplication, la poursuite du combat du 14 juillet 1789. Cela permet aussi aux opportunistes, engagés dans cette voie lors de la compagne électorale de 1877 de dépasser la question sociale au profit de celle du régime encore à établir, des Bastilles à prendre. Les autres dates, aussi importantes soient-elles ne seraient que l'effet du 14 juillet. Mission est alors donnée aux nouveaux gouvernants de conduire la Nation vers le progrès que les pères de 1789 ont esquissé et que le XIX° siècle n'a pu encore atteindre, partagé entre révolutions, réaction et conservatisme.

Le 21 mai 1880, un député de Paris, Benjamin Raspail dépose un projet de loi adopté par la chambre des députés le 8 juin, puis par le Sénat le 29 du même mois. La loi est promulguée le 6 juillet, quelques jours avant la première célébration avec un programme au réel déjà préparé. La jour de la fête est déclaré chômé, comme le sont certaines fêtes religieuses, mais aussi pour en faire une journée identique sur l'ensemble du territoire national.

Le 14 juillet 1880, l'ancrage des rituels.

La journée s'organise autour de deux éléments principaux, le défilé militaire et l'ensemble des festivités populaires.

 

La République triomphante préside à la grande fête nationale du 14 juillet 1880 © Centre historique des Archives nationales - Atelier de photographie

En 1880, le Champ de mars a été abandonné au profit de l'hippodrome de Longchamp. Les présidents des institutions clefs (République, Chambre des députés, Sénat), des membres du gouvernement, des élus de la Nation, des délégations étrangères, à gauche les chefs militaires du pays. Sur l'estrade le président du Conseil des ministres, Jules Ferry, celui de la Chambre Léon Gambetta, celui du Sénat, Léon Say, remettent les drapeaux aux militaires à cheval qui saluent. Une fois au pouvoir, les républicains décident de prendre en main une armée jugée hostile au régime. Les vieux drapeau de 1871 (en laine) sont remplacés par de nouveaux étendards (terme de cavalerie) ou drapeaux (infanterie) avec des formules génériques affirmant les nature du régime et celle des missions des régiments : « République française », « Honneur et Patrie », les listes des batailles des régiments. La hampe du drapeau se termine par une pointe avec l'inscription « R.F ». Le 14 juillet 1880 est une fête de redressement. La perte des drapeaux dans la guerre de 1870 a provoqué un traumatisme profond que la cérémonie chargée de symboles doit effacer.Le pouvoir politique, au nom de la Nation, investit l'armée, émanation de la Nation, de la mission de la protéger, de la représenter, de remplir les missions qui lui sont dévolues. Ce moment de la fête civique du 14 juillet est une étape importante dans la construction du lien entre l'armée et le peuple. Le 14 juillet est bel et bien une fête patriotique.

Il s'agit dès l'origine de faire de cette fête une fête militante : républicaine, anticléricale. Il est remarquable aussi que les républicains de 1880 aient évincé de la fête, la messe et le Te Deum, la fête républicaine devient alors une fête sans dieu. Une rivalité s'établit dans la préparation des festivités entre la nouvelle fête républicaine et les fêtes traditionnelles ou les cérémonies notamment religieuses. La fête est de parti pris et, pour la première fois sans doute, l'Eglise est absente des cérémonies officielles, mais pas seulement par opposition proche du cloche merle. La fête de la fédération se révèle être d'un grand secours. Régime de liberté (et elles sont de plus en plus nombreuses sanctionnées par le droit), régime de fraternité la République entend faire de cette journée un moment d'expression collective de paix civile, d'union nationale mais en sortant de la démarche abstraite, difficile à ritualiser.

Les festivités se déroulent dans l'espace public, remplaçant d'autres formes d'utilisation de cet espace. Le matin, l'armée défile, composée sur le principe de la conscription, des citoyens qui défendent la Nation toute entière. Des orchestres, fanfares, harmonies jouent, la musique créant un espace sonore propre à la journée, et en fin de journée la musique clôt les festivités par le bal populaire. Les danses collectives racontent à leur façon l'insurrection victorieuse qu'elles célèbrent dans une démarche patriotique. Le bal rend le spectateur actif, la célébration n'est pas la réception abstraite d'un message politique mais la communion d'une Nation actrice de sa propre histoire. Le bal ayant lieu généralement le soir, la population s'adonne à des jeux collectifs entre le défilé et la soirée. Dans la journée, se déroule aussi le banquet républicain important dans les rituels et rappelant les démarches politiques des temps difficiles des républicains, notamment sous la Monarchie de Juillet et sous le Second Empire.

Des retraites aux flambeaux, des feux d'artifice ponctuent cette journée mémorable, jouée à l'identique dans toutes les communes de France. Sous la Troisième République, elle coïncide avec la fin du calendrier scolaire, avec des travaux agricoles appelant les bras libérés. Depuis, si chaque année l'union de la Nation est réaffirmée à l'occasion de la fête, quelques 14 juillet ont été particulièrement marquants comme celui de 1919, nommé fête de la victoire après l'austérité de la guerre de 1914-1918. Dans le même esprit, le 14 juillet 1945 est précédé par trois jours de réjouissances civiques.

Quelques mois après l'armistice du 11 novembre, la fête nationale est organisée en « fête de la Victoire ». Le défilé est imposant. 1000 blessés, les maréchaux Joffre et Foch, toutes les armées alliées et l'armée française défilent de l'avenue de la Grande Armée à la place de la République en passant par les Champs-Élysées.

Le 14 juillet aujourd'hui

 

Le 14 juillet connaît toujours un grand succès. A Paris, le traditionnel défilé militaire sur les Champs- Elysées fait l'objet d'une préparation minutieuse. Partout en France se déroulent bals, illuminations ou feux d'artifice.

1958-1959: Les 14 juillet de l'indépendance et de la puissance

Les 14 juillet 1958 et 1959 veulent éblouir. La France, tout en étant alliée des États-Unis, veut affirmer son identité et son indépendance. Ces 14 juillet seront les premiers au cours desquels la France fera défiler ses armes lourdes. Le défilé devient une vitrine pour montrer la puissance militaire française.

Défilé :

Les présidents de la Ve République ont apporté quelques modifications au déroulement de la journée. Pour renouer avec la tradition du Paris révolutionnaire.

De 1974 à 1979, le lieu de célébration du défilé varie :

  • 14 juillet 1974 : Bastille-République

  • 14 juillet 1975 : cours de Vincennes

  • 14 juillet 1976 : Champs-Élysées

  • 14 juillet 1977 : École militaire

  • 14 juillet 1978 : Champs-Élysées

  • 14 juillet 1979 : République-Bastille Défilé militaire.

 

Le Défilé de la Patrouille de France

Depuis 1980, les Champs-Élysées sont redevenus le cadre du défilé.

Le 14 juillet 1989 a été un moment fort de la célébration du bicentenaire de la Révolution française. De nombreux chefs d'État étrangers ont pu assister notamment à "la Marseillaise", spectacle de Jean-Paul Goude.

1994 : Eurocorps, symbole de la réconciliation franco-allemande

Le 14 juillet 1994, l'Eurocorps participe au défilé de la fête nationale française sur les Champs-Élysées à Paris. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, des soldats allemands défilent en France, sous le signe de la réconciliation franco-allemande opérée dans le cadre européen.

En 2007, pour la première fois, des soldats des 27 pays européens défilent. En 2009, la République de l'Inde est le pays invité d'honneur des cérémonies du 14 juillet. Le défilé militaire est ouvert par un détachement de 400 officiers, sous-officiers et soldats de l'Armée de Terre, de la Marine et de l'Armée de l'Air indiennes. En 2010 quatorze pays africains, qui ont été dans leur histoire associés à la France et qui célébraient cette année là le cinquantenaire de leurs indépendances, ont été les invités d'honneur des cérémonies du 14 juillet.

 

En 2007, 2008 et 2009, des centaines de « héros » et de « victimes » anonymes ont été invités à la réception qui est traditionnellement donnée dans le parc du Palais de l’Élisée après le défilé. En 2010, Nicolas Sarkozy décide de supprimer la « garden-party » afin de témoigner de l'effort de l’Élisée en faveur de la bonne gestion des deniers publics, dans un contexte marqué par la crise économique et financière. Cette mesure est également appliquée en 2011, ainsi qu'en 2012 par le Président François Hollande.

 

 

L'intégrale du défilé du 14 juillet 2009


13/07/2017
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Le Bal des Pompiers

Le Bal des Pompiers

 

C’est une colle. Au sein de la très officielle «commission histoire» de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, personne n’a de réponse. Il y a débat. A dire vrai, avant notre coup de fil, personne ne s’était réellement posé la question. «Vous m’auriez demandé n’importe quoi sur n’importe quel engin, ou même l’histoire des calendriers, cela aurait été facile. Mais l’origine du bal… Alors là…»

Certains avancent avec aplomb la date du 14 juillet 1937, quand un sergent dénommé Cournet aurait décidé sur un coup de tête d’ouvrir les portes de sa caserne, à Montmartre. Tout heureux, les pompiers auraient alors sorti le grand jeu : pétards, feux de Bengale et même une simulation de départ pour feu. De la musique, quelques cotillons, le bal improvisé fut un succès, la tradition lancée. Cette version est reprise sur le site web des pompiers de Paris.

Mais, pour d’autres, cette histoire - bien que sympathique - ne tient pas la route : «Les bals de pompiers ont commencé bien avant, au début du XXe siècle.. A l’origine, Les pompiers n’avait pas le droit de danse le 14 Juillet. Une partie du régiment participait au défilé sous les drapeaux, et tous les autres étaient réquisitionnés, prêts à bondir si besoin.»Les pompiers consignés se seraient mis à inviter des dames sur le pas de la porte de la caserne… Et, de fil en aiguille, les amicales des pompiers auraient décidé d’organiser leur propre bal, chaque année, le 13 ou le 14 juillet

 

 

Liste des bals des pompiers en 2017

Vidéos: le bal des pompiers de Paris

 

 


13/07/2017
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